streetamoureux

Hôtel de Sens, bibliothèque Forney, sublime vestige de l’habitation médiévale de Paris - on ose à peine y entrer : on se croirait projetée dans un décor de cinéma, très La Belle et la Bête ou Roméo et Juliette, d’ailleurs la corniche arrondie dans le coin de la tour-est en jette bien plus que le vrai balcon de Vérone.

C’est ici que les amoureux devraient venir échanger leurs vœux, pas dans la cour riquiqui d’Italie !

Parce qu’à Vérone, au balcon des amants morts pour rien, bêtement, les couples se promettent fidélité et attendent en retour une bénédiction, si ce n’est céleste, tout du moins shakespearienne, quelle étrange idée! Qui serait assez fou pour réclamer un destin shakespearien ? J’ai eu la malheureuse audace, par romantisme et par stupidité, de tester le système avec mon second mari et, franchement, j’ai payé mon tribut à la tragédie !

Allez, chiche ! Lançons la mode! Streetamoureux de tout âge et de tout corps, venez à l’Hôtel de Sens, solennellement prêter serment de vous aimer éternellement.

(en espérant que le rituel parisien soit moins dangereux que celui de Vérone)

1, rue du figuier


Type de document : streetchroniques

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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Le Xenopan Intellect

Dans l’univers du Récit des 3 Espaces, Le Xenopan Intellect est un concept élaboré par Mathurin Gaulthier (Pau, 1717- ?), philosophe visionnaire français (fictif), inspirateur du mouvement Xenopan Intellect Universel et de ses fondateurs.

L’expression désigne l’intelligence universelle atemporelle, la réserve de tous les savoirs passés, présents et futurs, l’esprit commun à toutes les entités pensantes, le principe de la connaissance, de l’intelligence et de la cognition.

L’adjectif xenopan a été créé par Mathurin Gaulthier en 1767 dans son traité humaniste "Xenopanie" à partir des composés grecs pan, "tou", et xeno "hôte" pris dans le sens d’ "étranger".

Xenopan désigne ce qui allie les perspectives et savoirs de toutes les cultures sans hiérarchie de valeur. Il se distingue de la notion d’ "international", qui concerne les relations entre les nations, et renvoie à la "cohabitation des particularismes culturels et cognitifs".

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