surface lisse du canal

Il est 7H30 du matin, c’est le mois de décembre. Le jour se lève à peine et l’activité est quasiment nulle. Il n’y a que quelques passants qui marchent vite pour éviter de subir la morsure du froid. La surface lisse du Canal St Martin reflète les nuages qui passent lentement, attrapant peu à peu une teinte rosâtre alors que le soleil commence à se lever.

On est dimanche matin, le gens ne sortiront pas avant 10H. Au bord du cour d’eau, assis sous un arbre, on voit un groupe de jeunes, ils discutent, somnolent, laissent fuser quelques éclats de rires, ils sont là depuis peu de temps mais ils ont fait la fête toute la nuit.

Vers 9H30, la vie commence à reprendre mollement son cours habituel ; le soleil est à présent haut dans le ciel et désormais seuls quelques nuages tentent désespérément de le masquer. C’est une belle journée qui s’annonce. Il fait froid.


Type de document : streetchroniques

Auteur fictif : Anonyme

Auteur réel : Paul Jalat

Provenance du texte : Ateliers scolaires

Référence : Paris - Hélène Boucher - 2de - 2005

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

sortants

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fontaine Beaubourg

Oui, oui, oui ! J’adore la fontaine de Beaubourg !

D’abord à cause des bouches d’aération version terres-neuves (elles me font penser à Anita Conti, superbe poète et photographe de l’anodin-pêcheur, Anita qui disait : "la vie te donne ce que tu lui arraches") .

Et puis j’aime les bateaux ! Les bateaux-fiction, pas les vrais, ceux qu’on écrit ou qu’on dessine, pas ceux qui voguent et qui s’en vont – e la nave va.

Ensuite, à cause des couleurs et puis aussi à cause des mobiles futiles: des lèvres rouges, un pédalo-escargot, une spirale esclave, une clé de sol pour fausses notes, un serpent qui fait pas peur, un alambic trictric, une tête de mort sur squelette noir et plein d’autres choses encore très rigolotes mais que je n’arrive pas à relire : j’ai vraiment écrit comme un pied ce mardi d’octobre où je me suis promenée autour de Beaubourg ... Il faudra que j’y retourne ... et puis non ! Voilà ! C’est comme ça ! Vous n’avez qu’à prendre ma fontaine avec ses erreurs de transcription dues à mon écriture de cochon ! Après tout, ici c’est Paris-fiction ! Pas le vrai Paris…


Type de document : chroniques de Kiméria

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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