Je ne crois pas à la théorie du Complot. Je n’y ai jamais cru. Il n’y a aucun complot. Les Lusores ne "complotent" pas pour faire advenir la Grande Migration.
Le projet s’est développé dans une faction extrémiste, laquelle étend progressivement son influence. Mais cette faction n’est pas encore majoritaire au sein des Lusores.
Je crois que nous devons garder présent à l’esprit que tous les Lusores ne fomentent pas la fin de l’humanité telle que nous la concevons. Peut-être même devrions-nous tenter d’entrer en contact avec des factions dissidentes et de les soutenir.
Ainsi, par exemple, nous sous-estimons l’importance des Castaliens. Les Castaliens sont manipulés par l’Ordre. Ils ignorent qu’ils vivent prisonniers dans Kiméria. Ils ignorent tout du projet de la Migration. Ils sont gardés dans un écrin comme s’ils étaient eux-mêmes les "Perles de Verre". Ils sont vénérés au même titre que le Jeu.
L’Ordre justifie d’ailleurs l’abomination de l’enlèvement des enfants promis à la Castalie et la duperie permanente dans laquelle ils maintiennent les Castaliens au nom de cet immense respect : il prétendent protéger ces joueurs exceptionnels des distractions et des dangers du monde afin de préserver la force et la pureté du Jeu, vecteur – dans leur superstition quasi religieuse - de l’équilibre du Monde dans son entier…
Mais, si les Castaliens se libéraient du joug de l’Ordre, l’Ordre lui-même et le XIU s’effondreraient.
Nous devons infiltrer la Castalie.
Nous devons aussi et surtout questionner notre tendance à chercher les traces systématiques d'un complot dans toutes les positions du XIU et de l'Ordre. Le XIU et l'Ordre forment un système, un système qui s'autogénère et évolue malgré les choix individuels et les volontés personnelles.
Sachons revisiter nos positions, sachons nuancer.
Type de document : streetForce : notes internes
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : 1
Textes satellites : aucun
Oui, oui, oui ! J’adore la fontaine de Beaubourg !
D’abord à cause des bouches d’aération version terres-neuves (elles me font penser à Anita Conti, superbe poète et photographe de l’anodin-pêcheur, Anita qui disait : "la vie te donne ce que tu lui arraches") .
Et puis j’aime les bateaux ! Les bateaux-fiction, pas les vrais, ceux qu’on écrit ou qu’on dessine, pas ceux qui voguent et qui s’en vont – e la nave va.
Ensuite, à cause des couleurs et puis aussi à cause des mobiles futiles: des lèvres rouges, un pédalo-escargot, une spirale esclave, une clé de sol pour fausses notes, un serpent qui fait pas peur, un alambic trictric, une tête de mort sur squelette noir et plein d’autres choses encore très rigolotes mais que je n’arrive pas à relire : j’ai vraiment écrit comme un pied ce mardi d’octobre où je me suis promenée autour de Beaubourg ... Il faudra que j’y retourne ... et puis non ! Voilà ! C’est comme ça ! Vous n’avez qu’à prendre ma fontaine avec ses erreurs de transcription dues à mon écriture de cochon ! Après tout, ici c’est Paris-fiction ! Pas le vrai Paris…
Type de document : chroniques de Kiméria
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun