Loula se rend devant le château du Roi des fous.
Elle demande aux gardes : « Puis-je voir le Roi, s’il vous plait ? »
Les gardes hésitent car ils ne la connaissent pas.
L'un d’entre eux se met à rire : « Ha ha ha! Une petite fille comme toi, aller voir le Roi ! »
Elle s’agenouille et distrait les gardes en leur racontant des bêtises. Les gardes sont convaincus et ils la laissent passer.
Arrivée dans le château, elle frappe à la porte et entre doucement, à pas de velours.
Puis, elle voit le Roi et elle lui dit : « Oh ! Ma chère Majesté ! J’ai une requête à vous présenter. »
Le Roi la regarda d’un air bizarre. Puis, la petite s’agenouilla de nouveau et dit :
« Oh ! Roi, donnez-moi le droit de dormir à la Cour des Miracles ! »
« Tu sais bien que ce n’est pas autorisé pour les petites filles comme toi. Il faut être fou, ou voleur, ou poète ou saltimbanque pour dormir à la Cour des Miracles.»
« Ne vous inquiétez pas, il n’y a pas de danger pour moi. J’ai déjà de l’expérience. »
« Quel genre d’expérience ?»
« Effectivement, j’ai de l’expérience dans les histoires.»
« Mais laquelle très exactement ?»
Alors Loula raconte une petite histoire et le Roi est convaincu et il l’autorise à dormir à la Cour.
Loula sort du château aussi vite qu’elle peut.
Type de document : chants des petits griots
Auteur fictif : Miss Tigri
Auteur réel : Fatou
Provenance du texte : Mission Possible
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
La rêverie des objets décrite par Monsieur Bachelard parmi tant d’autres rêveries (de la pensée, de la volonté, de l’enfance, du mot, du cosmos) est génératrice d’une poésie de l’anodin, poésie simple et urbaine (streetwriting).
Il faut partir de cette amitié avec les choses, vantée par ce magnificateur de la substance, pour atteindre la rêverie du mot qui transforme le familier et le quotidien en textualité : le poète est un maître de l’attention.
[l’attention étant l’expression masculine et active de l’attitude féminine de contemplation.]
Type de document : DJ's classes : récits variables
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun