dealers

Beaucoup de Voyageurs Perdus, ceux qui ont perdu le sens du Réel et qui errent entre les 3 Espaces, ne possèdent pas le don inné du voyage et transitent par des vortex.

Ils utilisent les vortex comme des drogues et les voyages dans Kiméria et dans Numer comme des Paradis Artificiels.

Il existe ainsi des Dealers du Voyage, dealers souvent tolérés par le XIU qui peut, à travers eux, mener des expériences diverses et illicites.

Ne vous risquez jamais chez un dealer. Vous n'êtes pas sûr d'en revenir.


Type de document : DJ's classes : l'art du voyage

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : 2

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dernière visite
« Les représentations que nous croyons ne sont pas toujours celles que nous voyons.
Nous avons tous une perception différente pour chaque endroit, une perception unique pour chaque chose.
Dans Kiméria ou même Numer, l’endroit ne sera jamais le même qu’à votre dernière visite.

Auteur réel : Anonyme
 »


Texte écrit par : Ecriture coopérative


les champignons
« Par une après-midi ensoleillée, Petrov était parti en forêt s’adonner à son activité favorite, la cueillette des champignons. Alors que son panier débordait de ces magnifiques plantes, il se dépêcha de rentrer dans son isba, prépara un délicieux Zharkoye devant lequel il s’attabla avec hâte.
Mais les champignons étaient hallucinogènes.
Arrivé à la moitié de son festin, il leva le nez de son assiette et découvrit un petit homme en poddiovka assis en face de lui. Son visage rond et rougeaud était traversé d’un large sourire. Il lui tendit sa chapka et lui dit :
« Dépêche-toi, je suis venu te chercher en troïka. »
Petrov resta pétrifié. Le petit homme le poussa et le tira jusqu’au traîneau qui les attendait devant la porte de l’isba.
« Dépêche-toi, nous devons arriver avant la nuit. Le grand maître nous attend. »
Pendant qu’il s’installait confortablement sous la couverture multicolore avec son compagnon, l’attelage démarra.
« Mais qui êtes-vous ? Demanda Petrov qui avait retrouvé ses esprits et sa voix. Qui est ce grand maître ? Où m’emmenez-vous ?
- Je suis l’esprit de tes rêves et je t’amène là où ton cœur le veut. Je suis ton serviteur le plus fidèle depuis de nombreuses années.
- Mais je ne vous ai jamais vu !
- Oh si, chaque nuit tu m’appelles et tu me supplies de t’accompagner dans ces pays lointains et merveilleux de l’autre monde.
- Mais tu es fou ma parole ! Qu’irais-je faire aussi loin de chez moi, dans la froide obscurité de la nuit ? Pourquoi irais-je me perdre dans les tempêtes de neige, alors qu’un bon lit douillet m’attend à côté de mon poêle rougeoyant.
- Je ne suis pas le plus fou de nous deux ! C’est vrai, qu’il faut avoir perdu la raison pour quitter la chaleur bienveillante du foyer et la protection des icônes. Mais l’appel de tes rêves est bien plus fort. C’est toi qui m’implores chaque soir de te guider à travers les brumes qui protègent le monde de Kiméria et de t’ouvrir les portes de l’incroyable. Et tu me rappelleras encore et encore, chaque nuit que fait ce monde, et ce jusqu’à ta mort, et bien au-delà. »
Et ce disant, le petit homme jeta un regard pénétrant à Petrov, ce qui le troubla au plus profond de lui-même. Il avait beau chercher dans les recoins les plus reculés de sa mémoire, il ne se rappelait ni de cet homme, ni du monde dont il lui parlait. Alors il se risqua à lui demander d’une voix tremblotante :
« Mais c’est quoi ce Kiméria et toutes ces histoires de portes vers l’incroyable ?
- Tu vas le savoir très rapidement. Nous arrivons. Prépares-toi à descendre. »
C’est alors que Petrov, tout en se débarrassant des lourdes couvertures qui l’emprisonnaient, posa le pied sur le patin gelé de la troïka et glissa lourdement sur lui-même. Aussitôt une douleur fulgurante lui traversa le haut du crâne. Dans un sursaut de conscience il réalisa qu’il venait de heurter le bord de son assiette, que sa chevelure hirsute flottait au milieu des pommes de terre et des champignons et que son nez massif côtoyait les morceaux de volaille qui, il y a peu de temps encore, cuisaient dans la cocotte.
Mais où était passée la magnifique troïka et le petit homme bavard qui l’avait transporté à travers la nuit ? Comment était-il revenu chez lui ? Tout ceci n’était-il donc qu’un rêve ?

Auteur réel: Pierre Roustant-Mercier
Collège Sainte Clotilde Classe de 4ème »


Texte écrit par : Ecriture coopérative