Les poèmes de Guillevic sont comme des haïkus : minimes. et pourtant, croyez-moi, ils n’ont vraiment rien en commun avec des haïkus. D’abord, parce qu’ils ne finissent pas : ses vers, tous ses vers s’enchaînent comme les années d’une vie, la sienne ou la nôtre ; ensuite parce que, pour lui, la concision n’est pas esthétique, il ne pratique pas la "bonsaï-poésie", je ne l’imagine pas du tout s’extasier devant un arbre mutilé et nanifié, encore moins devant des mots artificiellement resserrés, non. La concision est pour lui une nécessité, une économie, un héritage, un souvenir.
Type de document : DJ's classes : études comparées
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Un jour, on a improvisé un repas de quartier.
C'était incroyable.
On est venu avec un camion.
Hop, ça a déchargé.
On a monté les barbecues.
On avait aucune autorisation.
On a bloqué une rue.
Paf, y'a eu 300 personnes !
Et quand on a démonté,
ça s'est fait en une demi-heure.
Parce que tout le monde a mis la main à la pâte.
Et ça s'est passé dans une ambiance formidable.
… bon…
c'est parti en sucette
quand les flics ont voulu interpeller quelqu'un.
Tout le monde s'y est mis.
Mais c'est comme ça dans le quartier…
Type de document : chants des griots
Auteur fictif : Griotin
Auteur réel : anonyme
Provenance du texte : Printemps de la Démocratie
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun