Voix I : Perceneige revient.
Voix II : Elle a retrouvé le chemin.
Voix I : Elle n'est pas seule. Avec elle, une petite fille.
Voix II : Perceneige revient et elle se souvient.
Voix I : Elle se souvient de sa mère.
Voix II : De leur vie dans cette maison.
Voix I : De la façon dont se vivait le temps.
Voix II : Elle se fige. Elle est transie.
Voix I : Et l'enfant ?
Voix II : L'enfant n'a pas de souvenirs, que de la curiosité.
Voix I : Elle lâche la main de Perceneige et s’élance.
Voix II : s'éparpille.
Voix I : Elle va là où Perceneige ne peut plus aller.
Voix II : ... ne sait plus...
Voix I : Que voit-elle, dis-moi ? Que voit-elle là où Perceneige ne sait plus aller...
Voix II : Elle voit ce que peu savent voir. Elle touche ce que peu savent toucher.
Voix I : Le numéro 7 ?
Voix II : Quelle évidence.
Voix I : Et après ?
Voix II : Après ?
Voix I : Oui : et après ?
Voix II : Non, pas « après » : « alors », « et alors ». Alors, elle se souvient.
Voix I : Elle n'a pas ouvert le carnet tout de suite.
Voix II : Elle a attendu.
Type de document : chants des griots
Auteur fictif : Voix I & Voix II
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : CL
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Les liens structurels associent les tesselles les unes aux autres et maillent le topos : ils en constituent le squelette. Ils forment une véritable armature réticulaire qui permet au topos de grandir à la façon d’un meccano.
Les liens qui forment le maillage d’un topos ne sont pas des hyperliens. L’hyperlien correspond à un lien fixé sur une « ancre » à l’intérieur même de l’élément et qui « ouvre » un fragment complémentaire.
Selon le critique de littérature numérique Jean Clément, « le rapport établi entre l’ancre et le fragment qu’elle désigne peut être qualifié de métonymique dans la mesure où l’ancre fonctionne comme signe qui désigne le fragment comme signifié. Cette sémantique des liens est au cœur de la problématique hypertextuelle ».
Le lien structurel, lui, est placé sur la tesselle dans son ensemble. Il ne possède pas d’ancre. Au contraire de l’hyperlien, le rapport qu’il établit entre deux tesselles ne peut, en aucune manière, être « qualifié de métonymique ». Il échappe donc à ce que Jean Clément définit comme le cœur de la problématique hypertextuelle. Il s’inscrit dans une autre sémantique des liens, dans une problématique propre aux topoï.
DJ's classes : récits variables
Arte Miss
1880
Type de document : DJ's classes : récits variables
Auteur fictif : Arte Miss
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : CL
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun