monsieur virilio

Monsieur Virilio nous apprend que les images enregistrées et projetées ne sont pas les descendantes directes de la peinture mais celles de la lumière électrique, que les objectifs et caméras en tout genre ne remplacent pas les pinceaux mais les lunettes : les technologies d’enregistrement et de projection servent à voir, à présenter et non à représenter. Elles mettent en lumière ce que les distances temporelles et spatiales cachent, abolissant ainsi l’espace à la faveur du temps et de la vitesse. Une ubiquité s’en suit qui prend pour centre notre place, notre ego, notre inertie. Ces technologies arrangent le réel au gré de nos fantasmes et de nos caprices : manipulation ou contrôle de l’environnement ? Elles substituent une réalité bi-dimensionnelle sur écran plat à notre monde en relief. La révolution spatiale de la perspective [renaissance] cède désormais le pas à la révolution temporelle de la vitesse de notre époque cinématique et numérique.


Type de document : DJ's classes : classes générales

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

sortants

> changer les liens

liens structurels

Les liens structurels associent les tesselles les unes aux autres et maillent le topos : ils en constituent le squelette. Ils forment une véritable armature réticulaire qui permet au topos de grandir à la façon d’un meccano.

Les liens qui forment le maillage d’un topos ne sont pas des hyperliens. L’hyperlien correspond à un lien fixé sur une « ancre » à l’intérieur même de l’élément et qui « ouvre » un fragment complémentaire.

Selon le critique de littérature numérique Jean Clément, « le rapport établi entre l’ancre et le fragment qu’elle désigne peut être qualifié de métonymique dans la mesure où l’ancre fonctionne comme signe qui désigne le fragment comme signifié. Cette sémantique des liens est au cœur de la problématique hypertextuelle ».

Le lien structurel, lui, est placé sur la tesselle dans son ensemble. Il ne possède pas d’ancre. Au contraire de l’hyperlien, le rapport qu’il établit entre deux tesselles ne peut, en aucune manière, être « qualifié de métonymique ». Il échappe donc à ce que Jean Clément définit comme le cœur de la problématique hypertextuelle. Il s’inscrit dans une autre sémantique des liens, dans une problématique propre aux topoï.
DJ's classes : récits variables
Arte Miss
1880


Type de document : DJ's classes : récits variables

Auteur fictif : Arte Miss

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : CL

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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