Tout le monde est mécontent :
un voleur a dérobé la guitare du musicien.
Le concert n'aura pas lieu.
Le guitariste spolié est au commissariat.
Les autres membres du groupe sont solidaires
et refusent de jouer.
Réaction controversée :
the show must go on
Le public est vénère :
"je suis là avec mes mômes et ma femme, je bosse toute la semaine, c'est pas parce qu'une guitare a été volée que le concert doit s'arrêter. Et si le guitariste s'était fracturé la main ? Il se serait passé quoi ? C'est pas parce que c'est gratuit que le public ne doit pas être considéré. Solidarité ? Quelle solidarité ? Le peuple qui compte sur ça, c'est quoi ? Vous prenez la décision tout seuls d'arrêter et vous n'en avez rien à faire du public !"
Les organisateurs sont à bout. Ils ont travaillé jour et nuit pour la Fête du Bassin de la Villette. Ils sont tristes. Ils sont déçus.
Les musiciens n'aiment pas qu'on les comprennent pas.
Et entre deux éclats de voix, le comité et le groupe s'affairent à tout ranger.
Autre visage de la fête.
Et c'est toujours le Printemps.
Type de document : carnets personnels
Auteur fictif : Pierre
Auteur réel : Ecriture collective
Provenance du texte : Printemps de la Démocratie
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
La rêverie des objets décrite par Monsieur Bachelard parmi tant d’autres rêveries (de la pensée, de la volonté, de l’enfance, du mot, du cosmos) est génératrice d’une poésie de l’anodin, poésie simple et urbaine (streetwriting).
Il faut partir de cette amitié avec les choses, vantée par ce magnificateur de la substance, pour atteindre la rêverie du mot qui transforme le familier et le quotidien en textualité : le poète est un maître de l’attention.
[l’attention étant l’expression masculine et active de l’attitude féminine de contemplation.]
Type de document : DJ's classes : récits variables
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun