… Il est un voyage que peu prisent.
A raison.
Celui vers l'autre côté du réel.
Le niveau primaire de la matière.
Premier.
Il est très difficile de s'y mouvoir.
On s'y sent comme enlisé.
Lieu de souffrance intense où certains sont prisonniers.
(Il ne sied pas à tous de voir l'invisible.)
Aucun vortex n'y conduit.
Seulement la perdition ou l'invitation.
Pour affronter ce lieu qui sous-tend tout le reste
-sphère primitive-
il est impératif d'avoir l'esprit forgé comme le plus lisse des glaives
un esprit au feu des passions.
Ce voyage n'est pas enviable. Loin de là.
Ce voyage est toujours un péril.
Type de document : DJ's atlas des vortex
Auteur fictif : Anonyme
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : CL
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
La rêverie des objets décrite par Monsieur Bachelard parmi tant d’autres rêveries (de la pensée, de la volonté, de l’enfance, du mot, du cosmos) est génératrice d’une poésie de l’anodin, poésie simple et urbaine (streetwriting).
Il faut partir de cette amitié avec les choses, vantée par ce magnificateur de la substance, pour atteindre la rêverie du mot qui transforme le familier et le quotidien en textualité : le poète est un maître de l’attention.
[l’attention étant l’expression masculine et active de l’attitude féminine de contemplation.]
Type de document : DJ's classes : récits variables
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun