au combat

Combattre ? Il n'est pas question de le faire quand l'adversaire est de loin supérieur en puissance et en force.

Qui aborde l'ennemi en faisant peu de cas de lui se laisse surprendre,
qui se laisse surprendre se met en état d'infériorité et par la même se perd.

Le bon sens veut qu'en aucun cas l'on ne se croit à l'abri des coups de son ennemi :
Est-il loin? il faut craindre son retour ;
Est-il en déroute ? il faut craindre ce simulacre de fuite ;
Est-il tout près ? il faut craindre une offensive de sa part ;
Est-il isolé ? il faut craindre quelque ruse.

Que font les gens intelligents quand ils veulent obtenir quelque chose ?
Ils ne recourent au combat que lorsqu'ils n'ont plus d'autres moyens d'agir autrement.
Car, au combat, ce que l'on dépense, c'est sa propre vie ; ailleurs, ce n'est jamais que l'argent.


Type de document : archives du potlatch (XIU)

Auteur fictif : Anonyme

Auteur réel : Abd Allah Ibn-Al-Muqaffa

Provenance du texte : Liste de l'éducation nationale

Référence : Le livre de Kalila et Dimna

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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rêverie

La rêverie des objets décrite par Monsieur Bachelard parmi tant d’autres rêveries (de la pensée, de la volonté, de l’enfance, du mot, du cosmos) est génératrice d’une poésie de l’anodin, poésie simple et urbaine (streetwriting).

Il faut partir de cette amitié avec les choses, vantée par ce magnificateur de la substance, pour atteindre la rêverie du mot qui transforme le familier et le quotidien en textualité : le poète est un maître de l’attention.

[l’attention étant l’expression masculine et active de l’attitude féminine de contemplation.]


Type de document : DJ's classes : récits variables

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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