où nous les entendons

Voix II
Et un jour il l'ont emmenée. L'ont happée. L'ont emportée. Ne pouvait pas résister. Son corps, je veux dire. Elle a dû en extraire la sève, la puissance, la volonté. Se retirer. Lui laissait-on le choix ? Plus loin que sa peau, que ses tripes, que son sang. Elle devait glisser. C'était une nécessité. Aller ailleurs. Au plus intime. Là où personne ne la retrouverait.

Voix I
Pourtant je crois …

Voix II
Oui.

Voix I
N'est-ce pas là précisément qu'elles se parlent ?

Voix II
Que nous les entendons.


Type de document : chants du chœur

Auteur fictif : Voix I & Voix II

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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rêverie

La rêverie des objets décrite par Monsieur Bachelard parmi tant d’autres rêveries (de la pensée, de la volonté, de l’enfance, du mot, du cosmos) est génératrice d’une poésie de l’anodin, poésie simple et urbaine (streetwriting).

Il faut partir de cette amitié avec les choses, vantée par ce magnificateur de la substance, pour atteindre la rêverie du mot qui transforme le familier et le quotidien en textualité : le poète est un maître de l’attention.

[l’attention étant l’expression masculine et active de l’attitude féminine de contemplation.]


Type de document : DJ's classes : récits variables

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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