Quand j'entre dans mon Topos, je bascule. Je disparais dans un autre univers. Un univers que je maîtrise, que je connais intimement. Un univers chaleureux. Myope. Où - tout en conservant présente une image de ses contours, formes et structures - je ne vois qu'en gros plan et de très près. Un élément est toujours tout l'univers. Et un élément n'est qu'un point de l'univers. Activité extrêmement sensorielle…
à Arte Miss
Type de document : correspondances
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : CL
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Je reprends une de vos remarques. Je ne suis pas d'accord avec vous : non, les papiers dans la pochette de mon carnet noir ne sont pas des paperolles. Ce sont des oublis.
Mais - comme de coutume - ma contestation confirme votre intuition : les paperolles que Monsieur Proust ajoutaient à ses carnets pour compléter ses écrits annonçaient les procédés d'organisation au sein des espaces virtuels littéraires.
Comme des "remix", les paperolles viennent étoffer la narration. Ils réécrivent interminablement des épisodes du récit. En inventent des nouveaux. En détaillent des anciens.
Transformation / expansion permanente.
Type de document : correspondances
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun