Je ne t'ai pas quitté,
je t'ai extirpé.
De moi, mon corps, mon âme,
mon destin.
Ce fut, c'est, comme m'arracher un organe encore vivant
peut-être vital,
comme dévier non pas une rivière ni un fleuve,
mais un océan.
Là où nous tracions une route,
désormais
il n'est qu'un ravin
et il plonge dans le néant.
Mais je me tiens droite.
Je connais ces territoires
et je poursuis mon voyage
(vois-tu
je sais que tu m'attends).
Type de document : chants des griots
Auteur fictif : Loula-Ludivine
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : CL
Référence : Victor Hugo. Demain, dès l'aube...
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Textes satellites : aucun
La mousse du café dans la tasse est suave, généreuse, sensuelle. Une couleur caramel plus que moka. Quatre taches plus claires apportent une note impressioniste. Un vrai délice du regard. Amplifié quand je me souviens du goût du "mysore" bu hier en dégustation. Décuplé quand j'imagine qu'aujourd'hui, depuis ma machine personnelle, je l'ai dosé à mon plaisir. Ruiné quand je pense au prix du matériel, de son entretien, des capsules. Expresso maison.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
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