La couronne de fresques gréco-andines au sommet de l'Arc de Triomphe jaillit au-dessus de la cime des arbres qui bordent l'avenue que je monte en direction de la Place de l'Etoile.
A mesure que j'approche, attiré par ce courant du futur qui gronde sur le pavé, j'appuie sur le champignon pour imposer mon passage autour du rond point et passer d'une branche à l'autre de l'Etoile.
« C'est une force centrifuge qui vous expulse vers la périphérie si vous tentez de passer par le centre, et vous attire sur sa tangente si vous passez là où se croisent votre route et ses rayons », dit mon passager exalté.
Et l'Etoile en son centre est immobile, figée au dernier instant du soldat inconnu, sur son dernier souffle, sur sa dernière pulsation tandis que la Terre continue de tourner.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Sgarideni
Auteur réel : enotisco
Provenance du texte : Participation
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
En cimmérien européen classique, le chiffre est lettre, une consonne forcément [car l’alphabet cimmérien n’est composé que de consonnes]. Il fonctionne comme un système d’abréviations permanentes, une espèce de sténographie. La vocalisation a été intégrée ultérieurement pour faciliter la lecture. Chaque lettre [consonne] a une fonction numérique : elle est à la fois lettre et chiffre. Les neuf premières lettres permettent d’écrire les unités, les neuf suivantes les dizaines, les cinq dernières les centaines. L’exégèse cimmérienne se déroule ainsi sur un double niveau : littéraire et mathématique, les décomptes des mots, des expressions et des paragraphes permettant d’accéder à une dimension symbolique [méthode inverse du numérique où la lettre devient chiffre].
Type de document : DJ's classes : études cimmériennes
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun