Les poèmes de Guillevic sont comme des haïkus : minimes. et pourtant, croyez-moi, ils n’ont vraiment rien en commun avec des haïkus. D’abord, parce qu’ils ne finissent pas : ses vers, tous ses vers s’enchaînent comme les années d’une vie, la sienne ou la nôtre ; ensuite parce que, pour lui, la concision n’est pas esthétique, il ne pratique pas la "bonsaï-poésie", je ne l’imagine pas du tout s’extasier devant un arbre mutilé et nanifié, encore moins devant des mots artificiellement resserrés, non. La concision est pour lui une nécessité, une économie, un héritage, un souvenir.
Type de document : DJ's classes : études comparées
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
En cimmérien européen classique, le chiffre est lettre, une consonne forcément [car l’alphabet cimmérien n’est composé que de consonnes]. Il fonctionne comme un système d’abréviations permanentes, une espèce de sténographie. La vocalisation a été intégrée ultérieurement pour faciliter la lecture. Chaque lettre [consonne] a une fonction numérique : elle est à la fois lettre et chiffre. Les neuf premières lettres permettent d’écrire les unités, les neuf suivantes les dizaines, les cinq dernières les centaines. L’exégèse cimmérienne se déroule ainsi sur un double niveau : littéraire et mathématique, les décomptes des mots, des expressions et des paragraphes permettant d’accéder à une dimension symbolique [méthode inverse du numérique où la lettre devient chiffre].
Type de document : DJ's classes : études cimmériennes
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun