J'étais au square avec mon enfant.
Quelqu'un a ouvert la vanne de la mare et toute l'eau partait dans les égouts.
Les poissons commençaient à s'asphyxier. Il n'y avait plus d'eau et il commençaient à s'enfoncer dans la boue.
Les gens regardaient et ne savaient pas quoi faire.
Je me suis dit "on va pas rester comme ça sur les bords à regarder les poissons mourir."
J'ai enlevé mes chaussures, j'ai mis les pieds dans la boue et j'ai demandé aux enfants d'apporter les seaux avec lesquels ils jouaient. Nous les avons utilisés pour transporter les poissons. On en a sauvé 200 environ.
Les services de la Ville auraient pris trop de temps pour arriver et les pompiers ne voulaient pas venir.
Donc j'ai pris une décision rapide, j'ai pensé "il faut agir tout de suite, sinon il sera trop tard"
J'ai incité les gens à participer.
Un monsieur a fait comme moi, il a enlevé ses chaussures.
Et après, on a tous fait la chaîne.
C'est le même principe d'entraînement que sur le Carnaval.
Je suis aussi au Carnaval de Paris.
Là où je peux, là où je vais, j'essaie de lancer cette même tendance.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Anonyme
Auteur réel : anonyme
Provenance du texte : Printemps de la Démocratie
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Rubrique "Paroles de Citoyens"
J'habite dans le Troisième.
Boulevard du Crime.
C'est là qu'a été tourné Les Enfants du Paradis.
Le film.
J'habite dans cet appartement
depuis 35 ans.
Ma femme y est née.
Aujourd'hui,
il n'y a plus de souvenirs de la période où ce boulevard s'appelait le Boulevard du Crime.
Le crime, quel crime ?
Celui des drames sanguinolents joués dans les théâtres populaires qui bordaient le boulevard...
Aujourd'hui, il reste le Dejazet. C'est là que je vis.
A la limite du 3ème et du 11ème.
Type de document : XIU : journal officiel
Auteur fictif : Le Journaliste
Auteur réel : anonyme
Provenance du texte : Printemps de la Démocratie
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun