L’écrit n’est pas plus opaque que le parlé.
L’écriture ne traduit pas l’oralité. Elle ne lui succède pas. Elle ne la précède pas non plus. Elle est une autre façon d'interpréter le monde. Une autre sensation. Une autre perspective. Un autre agencement des signes. Une autre forme de pensée.
Je ne peux même pas l'associer à la lecture.
Le dire, l’entendre, l'écrit, le lu présentent pour moi, chacun, la même distance / opacité face au réel manifesté. Distance qui sépare le mot et la chose. Prisme de ma perception et de ma mentalisation.
Type de document : DJ's classes : récits variables
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : 1
Rubrique "Paroles de Citoyens"
J'habite dans le Troisième.
Boulevard du Crime.
C'est là qu'a été tourné Les Enfants du Paradis.
Le film.
J'habite dans cet appartement
depuis 35 ans.
Ma femme y est née.
Aujourd'hui,
il n'y a plus de souvenirs de la période où ce boulevard s'appelait le Boulevard du Crime.
Le crime, quel crime ?
Celui des drames sanguinolents joués dans les théâtres populaires qui bordaient le boulevard...
Aujourd'hui, il reste le Dejazet. C'est là que je vis.
A la limite du 3ème et du 11ème.
Type de document : XIU : journal officiel
Auteur fictif : Le Journaliste
Auteur réel : anonyme
Provenance du texte : Printemps de la Démocratie
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun