Les poèmes de Guillevic sont comme des haïkus : minimes. et pourtant, croyez-moi, ils n’ont vraiment rien en commun avec des haïkus. D’abord, parce qu’ils ne finissent pas : ses vers, tous ses vers s’enchaînent comme les années d’une vie, la sienne ou la nôtre ; ensuite parce que, pour lui, la concision n’est pas esthétique, il ne pratique pas la "bonsaï-poésie", je ne l’imagine pas du tout s’extasier devant un arbre mutilé et nanifié, encore moins devant des mots artificiellement resserrés, non. La concision est pour lui une nécessité, une économie, un héritage, un souvenir.
Type de document : DJ's classes : études comparées
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
On n'a pas peur uniquement pour le Jardin Solidaire du 20e.
On a peur pour toutes les relations qu'on a créées : qu'est-ce qu'elles vont devenir ?
Où est-ce que ça va pouvoir s'agréger ?
On va être dispersé aux quatre coins maintenant…
On a rien pour remplacer le Jardin qui va être fermé.
A son ami des Montagnes
Type de document : correspondances
Auteur fictif : Fanfan
Auteur réel : anonyme
Provenance du texte : Printemps de la Démocratie
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun