75.00.1 - secours - sécurité
Parce que les flics et les pompiers, ça sert toujours et je peux en témoigner. La semaine dernière encore, j’étais au tribunal et hier, j’étais enfermée aux toilettes. Mais les pompiers ne se déplacent pas pour des questions de serrure. Pourtant je vous assure qu’envisager son avenir dans 2m³ de water closet – WC – est une problématique intime méritant toutes les attentions publiques.
Police [ne pas confondre la police et la milice du XIU] : (Marché St-Honoré) 01 47 03 60 00 – (Pierre Lescot) 01 44 82 74 28 – (Bons Enfants) 01 44 55 38 00
Personnellement j’ai un faible pour le poste de la place St-Honoré à l’architecture de verre et au personnel détendu dont la compétence s’arrête toutefois – ceci expliquant peut-être cela - au tapage nocturne. Les Bons Enfants sont efficaces et prévenants. Pierre Lescault est débordé.
Sapeurs pompiers : rue Sainte Anne - 01 42 61 03 26 (sympathisants de streetForce).
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
RECHERCHE DANS : NET LIBRE FRANCOPHONE
OBJET : SECTEUR 75.00.1
TYPE DE RECHERCHE : EXTRAITS ALEATOIRES – MAXIMUM 700 CARACTERES - LITTERATURE
PERIODE EREL : 1700-1930
Mme Cradock:
Puis nous avons suivi la rue Saint-Honoré, longue et large rue qui serait parfaite s’il y avait des trottoirs pour les piétons. Elle est bordée de beaux magasins de tous genres. M.Cradock m’ayant rejointe, nous allâmes à Saint-Roch, belle église dont les chapelles latérales sont ornées de tableaux remarquables. De là, revenant par les Tuileries, nous nous sommes arrêtés pour admirer Le Faune de Bouchardon, statue d’une juste réputation. En sortant des Tuileries, la poussière nous décida à prendre le bac.
Michelet:
Les beaux parleurs du Palais Royal passèrent le temps à dresser une liste de proscriptions, à juger à mort la Reine, la Polignac, Artois, le prévôt de Flesselles, d’autres encore. Les noms des vainqueurs de la Bastille n’offrent pas un seul des faiseurs de motion. Le Palais Royal ne fut pas le point de départ, et ce ne fut pas non plus au Palais Royal que les vainqueurs ramenèrent les dépouilles et les prisonniers.
Zola:
Elles (les grande Halles) se solidifiaient d’un gris verdâtre, plus géantes encore, avec leur mâture prodigieuse, supportant les nappes sans fin de leurs toits. Elles entassaient leurs masses géométriques ; et, quand toutes les clartés intérieures furent éteintes, qu’elles baignèrent dans le jour levant, carrées, uniformes, elles apparurent comme une machine moderne, hors de toute mesure, quelque machine à vapeur, quelque chaudière destinée à la digestion d’un peuple, gigantesque ventre de métal, boulonné, rivé, fait de bois, de verre et de fonte, d’une élégance et d’une puissance de moteur mécanique, fonctionnant là, avec la chaleur du chauffage, l’étourdissement, le branle furieux des roues.
Colette:
Le lieu de rendez-vous est ancien, beau, respecté. La rareté des passants rend lisible, aère ce carrefour qui accède à un théâtre célèbre, à un jardin, un palais qui furent royaux. Le Louvre et ses plates-bandes, Rivoli et ses arcades, la Bourse et la Banque libèrent à midi le flot limité d’une foule laborieuse, qui prend en moins de deux heures son repas et sa récréation. Il me paraît bien qu’elle se soucie, encore plus qu’autrefois, de l’une au détriment de l’autre.
Type de document : notes et travaux
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun