une rage

J’ai déposé Sgarideni à l’embouchure du Fleuve Léthé. Je n’irai pas plus loin. Une seule goutte de cette eau, et l’oubli saisira mon équipage. Je ne comprends pas ce qui pousse cet homme à entrer dans les Terres de l’Oubli.

Il dit ne rien risquer…

Sans doute porte-t-il un de ces implants cérébraux que l’Ordre des Joueurs a développé pour voyager en toute liberté et en toute sécurité. Mais un artefact humain pourra-t-il jamais contrer totalement toutes les facettes d’un des cours d'eau les plus puissants du Monde des Rêves et des Cauchemars.

Il ne peut l’ignorer. Il ne peut croire aussi aveuglément à la Science des Vortex, à l’Œuvre. Personne ne peut croire aussi aveuglément à l’infaillibilité des implants face à l’instabilité trop connue des lois kimériennes.

Une rage le pousse. Une rage plus forte que la Fidélité à l’Ordre. Plus forte que cette carte qu’il dit chercher dans la Zone Climatique des Rois.

Mais que m’importe, je n’ai pas à savoir quoi et je ne veux pas le savoir : je dois avant tout préserver mon navire, ma cargaison, mes hommes, mes femmes et mes chimères. Et cet homme-là ne m’intéresse pas.


Type de document : carnets personnels

Auteur fictif : Cassiopée des Halles

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : CL

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RECHERCHE DANS : NET LIBRE FRANCOPHONE
OBJET : SECTEUR 75.00.1
TYPE DE RECHERCHE : EXTRAITS ALEATOIRES – MAXIMUM 700 CARACTERES - LITTERATURE
PERIODE EREL : 1700-1930

Mme Cradock:
Puis nous avons suivi la rue Saint-Honoré, longue et large rue qui serait parfaite s’il y avait des trottoirs pour les piétons. Elle est bordée de beaux magasins de tous genres. M.Cradock m’ayant rejointe, nous allâmes à Saint-Roch, belle église dont les chapelles latérales sont ornées de tableaux remarquables. De là, revenant par les Tuileries, nous nous sommes arrêtés pour admirer Le Faune de Bouchardon, statue d’une juste réputation. En sortant des Tuileries, la poussière nous décida à prendre le bac.

Michelet:
Les beaux parleurs du Palais Royal passèrent le temps à dresser une liste de proscriptions, à juger à mort la Reine, la Polignac, Artois, le prévôt de Flesselles, d’autres encore. Les noms des vainqueurs de la Bastille n’offrent pas un seul des faiseurs de motion. Le Palais Royal ne fut pas le point de départ, et ce ne fut pas non plus au Palais Royal que les vainqueurs ramenèrent les dépouilles et les prisonniers.

Zola:
Elles (les grande Halles) se solidifiaient d’un gris verdâtre, plus géantes encore, avec leur mâture prodigieuse, supportant les nappes sans fin de leurs toits. Elles entassaient leurs masses géométriques ; et, quand toutes les clartés intérieures furent éteintes, qu’elles baignèrent dans le jour levant, carrées, uniformes, elles apparurent comme une machine moderne, hors de toute mesure, quelque machine à vapeur, quelque chaudière destinée à la digestion d’un peuple, gigantesque ventre de métal, boulonné, rivé, fait de bois, de verre et de fonte, d’une élégance et d’une puissance de moteur mécanique, fonctionnant là, avec la chaleur du chauffage, l’étourdissement, le branle furieux des roues.

Colette:
Le lieu de rendez-vous est ancien, beau, respecté. La rareté des passants rend lisible, aère ce carrefour qui accède à un théâtre célèbre, à un jardin, un palais qui furent royaux. Le Louvre et ses plates-bandes, Rivoli et ses arcades, la Bourse et la Banque libèrent à midi le flot limité d’une foule laborieuse, qui prend en moins de deux heures son repas et sa récréation. Il me paraît bien qu’elle se soucie, encore plus qu’autrefois, de l’une au détriment de l’autre.


Type de document : notes et travaux

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

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