missie dit : Avons repéré un colloque avec artistes et chercheurs. Peut-être l’occasion d’un essaim.
cap'tain dit : Colloque officiel ou résistant ?
missie dit : Officiel.
cap'tain dit : Colloque officiel. Attention XIU.
missie dit : Artistes et chercheurs. Attention Voyageurs.
missie dit : Quel type d’essaim ?
missie dit : Campagne SMS à partir d’un numéro sécurisé. Borne d’émission en Kiméria.
cap'tain dit : Où le colloque ?
missie dit : Ecole Nationale Supérieure du Cinéma Louis-
Lumière. Noisy-le-Grand.
cap'tain dit : Pourquoi nous en charger au Gang Lyrique ? Transmettons l’essaim aux DJ’s Images.
missie dit : Parce que tous les arts ont des points de contact.
cap'tain dit : :-) tu connais tes classiques.
missie dit : J’essaie cap’tain.
cap'tain dit : Le repérage est fait ?
missie dit : A faire.
cap'tain dit : Ok. Je m’en occupe.
missie dit : Pourquoi ?
cap'tain dit : Trop dangereux. Institution accréditée XIU. Je peux m’éclipser n’importe quand.
missie dit : Moi aussi.
cap'tain dit : Mais toi, tu gardes ton apparence de l’autre côté, Missie…
missie dit : Quelle excuse ! Dis plutôt que tu veux noircir tes carnets et alimenter tes streetkroniks.
07/10/06 — 22 :05 — messagerie instantanée
Type de document : minutes des mémoires absolues
Auteur fictif : Les Greffiers
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : CL
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
RECHERCHE DANS : NET LIBRE FRANCOPHONE
OBJET : SECTEUR 75.00.1
TYPE DE RECHERCHE : EXTRAITS ALEATOIRES – MAXIMUM 700 CARACTERES - LITTERATURE
PERIODE EREL : 1700-1930
Mme Cradock:
Puis nous avons suivi la rue Saint-Honoré, longue et large rue qui serait parfaite s’il y avait des trottoirs pour les piétons. Elle est bordée de beaux magasins de tous genres. M.Cradock m’ayant rejointe, nous allâmes à Saint-Roch, belle église dont les chapelles latérales sont ornées de tableaux remarquables. De là, revenant par les Tuileries, nous nous sommes arrêtés pour admirer Le Faune de Bouchardon, statue d’une juste réputation. En sortant des Tuileries, la poussière nous décida à prendre le bac.
Michelet:
Les beaux parleurs du Palais Royal passèrent le temps à dresser une liste de proscriptions, à juger à mort la Reine, la Polignac, Artois, le prévôt de Flesselles, d’autres encore. Les noms des vainqueurs de la Bastille n’offrent pas un seul des faiseurs de motion. Le Palais Royal ne fut pas le point de départ, et ce ne fut pas non plus au Palais Royal que les vainqueurs ramenèrent les dépouilles et les prisonniers.
Zola:
Elles (les grande Halles) se solidifiaient d’un gris verdâtre, plus géantes encore, avec leur mâture prodigieuse, supportant les nappes sans fin de leurs toits. Elles entassaient leurs masses géométriques ; et, quand toutes les clartés intérieures furent éteintes, qu’elles baignèrent dans le jour levant, carrées, uniformes, elles apparurent comme une machine moderne, hors de toute mesure, quelque machine à vapeur, quelque chaudière destinée à la digestion d’un peuple, gigantesque ventre de métal, boulonné, rivé, fait de bois, de verre et de fonte, d’une élégance et d’une puissance de moteur mécanique, fonctionnant là, avec la chaleur du chauffage, l’étourdissement, le branle furieux des roues.
Colette:
Le lieu de rendez-vous est ancien, beau, respecté. La rareté des passants rend lisible, aère ce carrefour qui accède à un théâtre célèbre, à un jardin, un palais qui furent royaux. Le Louvre et ses plates-bandes, Rivoli et ses arcades, la Bourse et la Banque libèrent à midi le flot limité d’une foule laborieuse, qui prend en moins de deux heures son repas et sa récréation. Il me paraît bien qu’elle se soucie, encore plus qu’autrefois, de l’une au détriment de l’autre.
Type de document : notes et travaux
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun