Dans un faisceau de lumière, mon chat blanc. Gracieux. Fier et digne. Hautain. Beau si beau. C'est la nuit.
Premier réflexe : abréger l'instant. Rendre plus court encore cette impermanence qui doit cesser.
Et puis non ! Si j'étais au cinéma ou devant un écran, je me serais délectée de ce plan très long. Mais là, chez moi, je voudrais zapper ! Comme si la beauté avait maintenant besoin du filtre de la caméra. De cette captation qui en assure la permanence. L'éternité.
Ne puis-je déjà plus jouir du réel ?
Suis-je contaminée par l'image ?
Mon intérêt n'est-il plus suscité que par la retransmission ?
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Température élevée, corps moites, mains humides, ça déambule dans le dédale macadamé, dans l'air embrasé par l'été. les lumières glauques luttent.
Par les vitres de la station Bastille, le ciel veut se tailler la part du lion.
Y'a un type du XIU sur le quai d'en face. La couleur lui fait peur.
Black'N Gris.
Gris'N Black.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : R-dj
Auteur réel : Réplicant
Provenance du texte : Participation
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun