spicilège

En me promenant à travers les noms qui désignent les différents types de recueils, je me suis arrêtée au "spicilège" de "spicilegium", action de glaner. Le "spicilège" réunit des actes, des documents, des essais, des notes, des portraits, des maximes, des observations ...

Si j’avais eu le choix, j’aurais nommé le genre littéraire dont le récit variable dérive "spicilège" plutôt que "bréviaire ", préférant la notion de glanage à celle d’office divin, de sacralité, d’église et de louange.

Mais voilà, je ne peux pas choisir, d’autres ont décidé avant moi et telle est la loi fondamentale de la langue. Nous sommes tenues de nous plier aux décisions collectives au risque de n’être entendues de personne.

Peut-être pourrions-nous lancer un street référendum ? Après le roman et avant le récit variable que préférez-vous lire ? Le spicilège ou le bréviaire ? Souhaitez-vous associer la littérature au glanage ou au sacré ?


Type de document : DJ's classes : récits variables

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

sortants

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un Enchanteur

Tu me demande où j'étais... Tu t'étonnes... Oserai-je te le confier...

J'ai plongé tête la première, comme une novice...

J'ai oublié toutes les règles de prudence, toutes mes expériences, tous mes principes.

...

J'ai rencontré un Enchanteur, un Hollandais Volant peut-être, un Mage. Et je l'ai suivi. Sans hésitation. Sans m'inquiéter, du Temps, du Vrai, du Juste, des illusions, de rien. Sans aucune question, sans aucune vision. Je l'ai suivi, c'est tout. Mon Sens.

...

Nous avons dansé, glissé, volé la Piste du Tango, de Piazza San Marco aux plages d'Argentine,
Nous nous sommes échoués sur la Baie des Anges, enlacés,
Il m'a bâti un château de glace sur les flancs de l'Himalaya, il y faisait doux, il y faisait chaud,
Il a réinventé Syracuse, ses pierres, ses airs, mille orchestres,
Il a fermé des volets verts et nous nous sommes réveillés à Shanghai, Shanghai !, enivrés comme par l'opium,
Il a invité la pluie, son odeur, sa terre, elle nous a captivés, elle nous a embrassés, elle nous a emportés et ce fut la forêt. Noire. Propice. Envoûtante. Excentrique,
Il a serti mes jours de musique — baroque, latine, kitsch—, de sa musique aussi ...

Je n'ai pas hésité, j'étais émerveillée ... je me laissais guider comme si je n'avais jamais voyagé... je n'ai rien demandé non plus... rien sauf le Tango.


à Arte Miss


Type de document : correspondances

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : CL

Référence : "Orchidea" de J.B.

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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