La géographie du second espace, l'espace des rêves,"Kiméria", est mouvante, elle obéit en partie aux mythes et aux rêves des êtres vivants.
Les cartes et atlas de cette contrée sont donc toujours provisoires. Ils sont caduques dès qu'ils sont tracés. Rien n'assure, jamais, de retrouver un lieu, une mer, une terre.
Toutefois, plus une légende perdure, plus son lieu se consolide.
Il est ainsi possible de dire avec certitude que Kiméria possède six continents : l’Europe, l’Amérique, l’Afrique, l’Asie, l’Océanie et l'Atlantide (que certains appellent Valinor).
Le Paradis et l'Enfer n'appartiennent pas à Kiméria.
Le Pôle Nord et le Pôle Sud sont habités de longue date mais, tout comme les mondes souterrains, ils ne sont pas considérés comme des continents.
Toutefois, malgré l'extrême incertitude de la géographie, une donnée demeure constante : l'emplacement des Vortex. Les passages interspatiaux partent et arrivent toujours aux mêmes points.
Cette constante a permis aux Lusores de déterminer des Zones dites Zones Climatiques car à l'intérieur des Espaces, le climat perdure et traverse les mythes.
La Zone Climatique du Nord est entièrement sécurisée. La Zone Climatique des Rois est un no man's land où fourmillent les monstres les plus atroces. Aucun voyageur ne s'y aventure de son plein gré. La Zone Climatique Sud est entre les mains de la rébellion.
Type de document : XIU atlas de Kiméria
Auteur fictif : Anonyme
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : CL
Commentaires : aucun
Textes satellites : 1
Tu me demande où j'étais... Tu t'étonnes... Oserai-je te le confier...
J'ai plongé tête la première, comme une novice...
J'ai oublié toutes les règles de prudence, toutes mes expériences, tous mes principes.
...
J'ai rencontré un Enchanteur, un Hollandais Volant peut-être, un Mage. Et je l'ai suivi. Sans hésitation. Sans m'inquiéter, du Temps, du Vrai, du Juste, des illusions, de rien. Sans aucune question, sans aucune vision. Je l'ai suivi, c'est tout. Mon Sens.
...
Nous avons dansé, glissé, volé la Piste du Tango, de Piazza San Marco aux plages d'Argentine,
Nous nous sommes échoués sur la Baie des Anges, enlacés,
Il m'a bâti un château de glace sur les flancs de l'Himalaya, il y faisait doux, il y faisait chaud,
Il a réinventé Syracuse, ses pierres, ses airs, mille orchestres,
Il a fermé des volets verts et nous nous sommes réveillés à Shanghai, Shanghai !, enivrés comme par l'opium,
Il a invité la pluie, son odeur, sa terre, elle nous a captivés, elle nous a embrassés, elle nous a emportés et ce fut la forêt. Noire. Propice. Envoûtante. Excentrique,
Il a serti mes jours de musique — baroque, latine, kitsch—, de sa musique aussi ...
Je n'ai pas hésité, j'étais émerveillée ... je me laissais guider comme si je n'avais jamais voyagé... je n'ai rien demandé non plus... rien sauf le Tango.
à Arte Miss
Type de document : correspondances
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : CL
Référence : "Orchidea" de J.B.
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun