Suivant les instructions des pilotes, la bande de mouettes du Phare du Sable Rouge prit un courant d'air froid et se jeta en piqué sur le banc de harengs.
...
Délicieux harengs. Délicieux et gros. Juste ce qu'il leur falllait pour reprendre de l'énergie avant de continuer à voler jusqu'à Den Helder, où les rejoindraient les vols des îles Frisonnes.
Le plan de vol prévoyait de continuer ensuite jusqu'au Pas-de-Calais et à la Manche où elles seraient reçues par les bandes de la Baie de Seine et de Saint-Malo, en compagnie desquelles elles voleraient jusqu'au ciel de Biscaye.
Elles seraient alors un millier ...
Ce serait une belle réunion. Comme tous les ans on y raconterait des histoires intéressantes, en particulier celle des mouettes du Cap de Penas, voyageuses infatigables, qui parfois volaient jusqu'aux îles du Cap-Vert.
Type de document : journaux de bord
Auteur fictif : P'tit Gars
Auteur réel : Luis Sepulveda
Provenance du texte : Liste de l'éducation nationale
Référence : Histoire de la mouette et du chat qui lui apprit à voler
Commentaires : 1
Textes satellites : aucun
Tu me demande où j'étais... Tu t'étonnes... Oserai-je te le confier...
J'ai plongé tête la première, comme une novice...
J'ai oublié toutes les règles de prudence, toutes mes expériences, tous mes principes.
...
J'ai rencontré un Enchanteur, un Hollandais Volant peut-être, un Mage. Et je l'ai suivi. Sans hésitation. Sans m'inquiéter, du Temps, du Vrai, du Juste, des illusions, de rien. Sans aucune question, sans aucune vision. Je l'ai suivi, c'est tout. Mon Sens.
...
Nous avons dansé, glissé, volé la Piste du Tango, de Piazza San Marco aux plages d'Argentine,
Nous nous sommes échoués sur la Baie des Anges, enlacés,
Il m'a bâti un château de glace sur les flancs de l'Himalaya, il y faisait doux, il y faisait chaud,
Il a réinventé Syracuse, ses pierres, ses airs, mille orchestres,
Il a fermé des volets verts et nous nous sommes réveillés à Shanghai, Shanghai !, enivrés comme par l'opium,
Il a invité la pluie, son odeur, sa terre, elle nous a captivés, elle nous a embrassés, elle nous a emportés et ce fut la forêt. Noire. Propice. Envoûtante. Excentrique,
Il a serti mes jours de musique — baroque, latine, kitsch—, de sa musique aussi ...
Je n'ai pas hésité, j'étais émerveillée ... je me laissais guider comme si je n'avais jamais voyagé... je n'ai rien demandé non plus... rien sauf le Tango.
à Arte Miss
Type de document : correspondances
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : CL
Référence : "Orchidea" de J.B.
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun