Les vortex semblent être réglés sur la fréquence vibratoire des habitants d’Erel. C'est-à-dire qu'ils ne transportent que des Eréliens.
Toutefois, il arrive que des Kimériens parviennent à les utiliser pour quitter leur univers et venir dans le nôtre. Le fait est rare et mystérieux, quasi miraculeux car, normalement, aucune matière onirique ne peut garder sa consistance dans le réel.
Une ébauche de réponse peut cependant être envisagée quand on comprend que les Kimériens nous considère nous, les Eréliens, comme des être de fiction. Evidemment.
On commence, par ailleurs, à rencontrer également dans Kiméria des entités de Numer. Mais, l'exploration de l’espace abstrait en est encore à ses balbutiements et il nous est difficile de reconnaître les Numériens et de les distinguer des Kimériens.
Certains joueurs doutent d’ailleurs de l’existence des Numériens. Une entité abstraite ne leur parait pas vraisemblable.
Il faut dire que la téléportation dans la face caché de Numer a toujours été réservée à quelques joueurs chevronnés et que les témoignages sont peu nombreux de ce monde plus que mystérieux pour la plupart des voyageurs.
Certains croient d’ailleurs que le Père de tous les Récits, qui est peut-être une Mère, réside dans Numer. D’autres parlent d’un quatrième espace où il / elle résiderait. D'autres affirment qu'il / elle est une métaphore de ce quatrième espace.
En matière de croyance, chaque DJ doit faire ses choix.
Type de document : DJ's classes : l'art du voyage
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Tu me demande où j'étais... Tu t'étonnes... Oserai-je te le confier...
J'ai plongé tête la première, comme une novice...
J'ai oublié toutes les règles de prudence, toutes mes expériences, tous mes principes.
...
J'ai rencontré un Enchanteur, un Hollandais Volant peut-être, un Mage. Et je l'ai suivi. Sans hésitation. Sans m'inquiéter, du Temps, du Vrai, du Juste, des illusions, de rien. Sans aucune question, sans aucune vision. Je l'ai suivi, c'est tout. Mon Sens.
...
Nous avons dansé, glissé, volé la Piste du Tango, de Piazza San Marco aux plages d'Argentine,
Nous nous sommes échoués sur la Baie des Anges, enlacés,
Il m'a bâti un château de glace sur les flancs de l'Himalaya, il y faisait doux, il y faisait chaud,
Il a réinventé Syracuse, ses pierres, ses airs, mille orchestres,
Il a fermé des volets verts et nous nous sommes réveillés à Shanghai, Shanghai !, enivrés comme par l'opium,
Il a invité la pluie, son odeur, sa terre, elle nous a captivés, elle nous a embrassés, elle nous a emportés et ce fut la forêt. Noire. Propice. Envoûtante. Excentrique,
Il a serti mes jours de musique — baroque, latine, kitsch—, de sa musique aussi ...
Je n'ai pas hésité, j'étais émerveillée ... je me laissais guider comme si je n'avais jamais voyagé... je n'ai rien demandé non plus... rien sauf le Tango.
à Arte Miss
Type de document : correspondances
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : CL
Référence : "Orchidea" de J.B.
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun