La démocratie participative, c'est une démocratie de vitrine. De la poudre aux yeux.
Les conseils n'ont qu'un pouvoir consultatif. Ils ne décident pas.
Au final, quelle que soit la volonté des habitants, c'est l'élu qui n'en fait qu'à sa tête.
Il y a malheureusement un gros décalage entre les gens qui prennent les décisions et les gens qui font vivre les projets dans la ville.
Mais quand même, venant du Sud, je trouve que c'est déjà très bien ce qui se fait ici.
Parce qu'en Méditerranée, les politiques locales sont encore beaucoup plus muettes, sourdes et aveugles. Quoi qu'en disent les Parisiens.
Parce que chez nous il faut encore plus crier, lutter, être patients.
C'est pour ça que je suis venu au Printemps de la Démocratie. Pour voir comment ça se passe à Paris.
Type de document : archives des résistances (XIU)
Auteur fictif : Anonyme
Auteur réel : anonyme
Provenance du texte : Printemps de la Démocratie
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Tu me demande où j'étais... Tu t'étonnes... Oserai-je te le confier...
J'ai plongé tête la première, comme une novice...
J'ai oublié toutes les règles de prudence, toutes mes expériences, tous mes principes.
...
J'ai rencontré un Enchanteur, un Hollandais Volant peut-être, un Mage. Et je l'ai suivi. Sans hésitation. Sans m'inquiéter, du Temps, du Vrai, du Juste, des illusions, de rien. Sans aucune question, sans aucune vision. Je l'ai suivi, c'est tout. Mon Sens.
...
Nous avons dansé, glissé, volé la Piste du Tango, de Piazza San Marco aux plages d'Argentine,
Nous nous sommes échoués sur la Baie des Anges, enlacés,
Il m'a bâti un château de glace sur les flancs de l'Himalaya, il y faisait doux, il y faisait chaud,
Il a réinventé Syracuse, ses pierres, ses airs, mille orchestres,
Il a fermé des volets verts et nous nous sommes réveillés à Shanghai, Shanghai !, enivrés comme par l'opium,
Il a invité la pluie, son odeur, sa terre, elle nous a captivés, elle nous a embrassés, elle nous a emportés et ce fut la forêt. Noire. Propice. Envoûtante. Excentrique,
Il a serti mes jours de musique — baroque, latine, kitsch—, de sa musique aussi ...
Je n'ai pas hésité, j'étais émerveillée ... je me laissais guider comme si je n'avais jamais voyagé... je n'ai rien demandé non plus... rien sauf le Tango.
à Arte Miss
Type de document : correspondances
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : CL
Référence : "Orchidea" de J.B.
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun