On dit que le XIU se prête à des expérimentations pour étudier l’influence des voyages interspatiaux sur des personnes qui ignorent tout de l’existence des 3 Espaces. Après avoir repéré des vortex qui ouvrent sur Kiméria, le XIU construit - de l’autre côté - des réalités oniriques ou cauchemardesques et fait traverser le public à son insu.
Les pauvres cobayes croient aller au travail ou à l’école, rentrer dans leur famille, partir en vacances mais en fait, ils basculent dans un autre univers.
On dit même que certains enfants sont enlevés dès leur naissance pour être élevés dans des familles chimériques.
C’est ainsi qu’il faut se méfier des îles ou des enclaves qu’on ne peut atteindre que par une seule route. Il s’agit souvent de réalités chimériques contrôlés par le XIU.
Certains pays de la carte du monde appartiendraient d’ailleurs à Kiméria.
On dit même que l’homme n’aurait pas marché sur la Lune mais sur un satellite imaginaire, les fusées entrant dans des vortex et non dans le ciel. Mais cette croyance est loin de faire l’unanimité.
Type de document : on dit que
Auteur fictif : Anonyme
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : 1
Textes satellites : aucun
Tu me demande où j'étais... Tu t'étonnes... Oserai-je te le confier...
J'ai plongé tête la première, comme une novice...
J'ai oublié toutes les règles de prudence, toutes mes expériences, tous mes principes.
...
J'ai rencontré un Enchanteur, un Hollandais Volant peut-être, un Mage. Et je l'ai suivi. Sans hésitation. Sans m'inquiéter, du Temps, du Vrai, du Juste, des illusions, de rien. Sans aucune question, sans aucune vision. Je l'ai suivi, c'est tout. Mon Sens.
...
Nous avons dansé, glissé, volé la Piste du Tango, de Piazza San Marco aux plages d'Argentine,
Nous nous sommes échoués sur la Baie des Anges, enlacés,
Il m'a bâti un château de glace sur les flancs de l'Himalaya, il y faisait doux, il y faisait chaud,
Il a réinventé Syracuse, ses pierres, ses airs, mille orchestres,
Il a fermé des volets verts et nous nous sommes réveillés à Shanghai, Shanghai !, enivrés comme par l'opium,
Il a invité la pluie, son odeur, sa terre, elle nous a captivés, elle nous a embrassés, elle nous a emportés et ce fut la forêt. Noire. Propice. Envoûtante. Excentrique,
Il a serti mes jours de musique — baroque, latine, kitsch—, de sa musique aussi ...
Je n'ai pas hésité, j'étais émerveillée ... je me laissais guider comme si je n'avais jamais voyagé... je n'ai rien demandé non plus... rien sauf le Tango.
à Arte Miss
Type de document : correspondances
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : CL
Référence : "Orchidea" de J.B.
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun