Les meilleures plumes se font à force d'obstination.
Quand on les essaie pour la première fois, on pressent qu'elles prendront la suite de notre corps.
Alors s'initie une âpre confrontation, un dressage au cours duquel Il faut imprimer à la plume son angle d'attaque, sa friction, sa cadence.
Tant qu'elle résiste, le doute tente de l'emporter et de nous faire abandonner. Mais, si l'on persiste, alors, un jour, un soir, elle nous invite à écrire dans une sensualité qui nous donne le frisson. La jouissance des mots qui marquent la page sous notre instinct. Sans entrave. Dans une symbiose absolue.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Le vide en écriture, c’est accepter de ne pas tout maîtriser, c’est laisser émerger des événements et des situations sans plan ni anticipation – l’anti structure figée. C’est aussi, bien sûr, attendre de s’informer, d’étudier, de lire, d’entendre, de vivre, de rencontrer ou plus simplement de comprendre. C’est le lâcher-prise le plus complet. Tout un art de l’abandon. Et une grande humilité : l’auteur/e n’est plus un démiurge mais un humble transcripteur, pas même un souffleur. Il faut être capable d’une foi bien douce : foi que l’univers apportera dans notre vie les éléments nécessaires à la construction du récit. D’ailleurs quand je déambule dans les rues à la recherche de mes notes pour mes carnets à élastique, il m’arrive toujours quelque chose de spécial.
Speziale.
Type de document : DJ's classes : récits variables
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : 1