[Un recueil] est un ouvrage qui réunit des écrits et/ou des documents.
Il existe des recueils de toutes sortes parfois qualifiés de noms succulents :
- morceaux choisis : florilège, chrestomathie, choix, anthologie
- lettres : correspondance
- fables : fablier, ysopet, bestiaire
- pensées et essais : mélanges, variétés
- bons mots : ana
- sottises : sottisier
- documents et données : archives, cartulaire, chartrier, corpus, mémoire, miscellanées, spicilège, catalogue, registre
- droit et jurisprudence : bulletin, code, coutumier, digeste
- faits historiques : annales, chroniques
- renseignements : répertoire, manuel, lexique, almanach, fichier, index, inventaire,
- recettes et formules : codex, formulaire, grimoire
- prières : bréviaire, missel, office, psautier, abrégé, bref
- cartes : atlas, portulan, plan
- iconographies : album, keepsake
- poèmes : -
Les nouveaux bréviaires sont tout cela à la fois. Ils ne distinguent pas les genres. Ils ne les mélangent pas non plus. Ils associent les documents, les thèmes et les styles dans un système organisé en réseau, dans une ubiquité et une simultanéité de renseignements et d’évocations. Ils sont le genre moderne par excellence, représentatif de l’influence de l’organisation mentale héritée des NTIC et du numérique. Ils ne jugent pas : ils présentent autant les sottises que les pensées, les règles que les fables mais ils le font avec ordre, composition et méticulosité.
Type de document : DJ's classes : récits variables
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
De moi, je ne connais que ma main. Droite. Qui tient la plume.
Et la gauche. Qui porte la pomme - jaune, orange ou rouge mais jamais verte - à ma bouche.
J'éprouve également une réelle familiarité pour le bout de mon nez qui occupe toujours une fraction de ma vision.
J'aperçois mes jambes, évidemment. Mais sous un angle peu significatif.
Quant à mes pieds, j'ai tendance à les oublier. Toutefois, je les identifie clairement.
En revanche, je ne sais rien de ma silhouette.
Si. Peut-être. Quand j'observe mes habits suspendus.
Comme un phénomène de déjà-vu...
Mais toi, Loula, je te vois. Tu ne me ressembles pas.
Type de document : minutes des mémoires absolues
Auteur fictif : Les Greffiers
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : CL
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun