Tu aimes les océans et les mers.
Oceano-mare.
Moi j'oublie qu'ils existent.
Né en mars, tu es un enfant de l'automne. Tu en as les couleurs.
Née en avril, je suis une enfant du printemps. J'en ai les élans.
Fils de l'automne et de l'océan.
Fille du printemps et des villes.
Pourquoi es-tu revenu ?
Il fallait rester dans ce délicieux oubli.
Me laisser te terrer dans ces songes qui n'étaient déjà plus des retenues.
Devrai-je te renvoyer dans l'irréel pour retrouver la paix ? Pour continuer mes voyages et mes solitudes…
Type de document : vers
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
"Un allongé s’il vous plaît", plaisir intense d’une phrase anodine. Le L s’étend si loin et s’entend double. Tout le plaisir du café à venir. C’est tellement bon ! Rien que de commander son café, le sien, celui de l’arrêt, du temps pour soi, debout ou assis, dans une brasserie ou dans un salon, en trois minutes ou en deux heures, seule ou accompagnée, triste ou regonflée, "un allongé s'il vous plaît, un allongé".
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : 1
Textes satellites : aucun