Il m'a retrouvée.
Après tant d'années, il m'a retrouvée.
Et tous ces souvenirs sur lesquels j'avais bâti mon écriture, toute la légende de l'adieu, de la séparation, de l'absolu / l'errance de lui que j'ai vaillament transformée en exploration des 3 Espaces / le déchirement qui est devenu sillon, qu'en restera-t-il ?
Vient-il brandir l'épée incandescente ?
En est-il capable ? En ai-je envie ?
Suis-je prête à oublier que je suis Capitaine ?
A-t-il seulement entendu parler du voyage ?
Peut-il imaginer qui je suis…
Lui-même, est-il …
Je dois faire attention. Trop d'émotions, trop d'obsessions, inhibent ma capacité au voyage. Et, je ne peux pas me permettre de baisser ma vigilance.
Type de document : carnets personnels
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Référence : La Espada Encendida, Pablo Neruda
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"Un allongé s’il vous plaît", plaisir intense d’une phrase anodine. Le L s’étend si loin et s’entend double. Tout le plaisir du café à venir. C’est tellement bon ! Rien que de commander son café, le sien, celui de l’arrêt, du temps pour soi, debout ou assis, dans une brasserie ou dans un salon, en trois minutes ou en deux heures, seule ou accompagnée, triste ou regonflée, "un allongé s'il vous plaît, un allongé".
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : 1
Textes satellites : aucun