Rue Quincampoix - art brut -
Premier tête à tête avec mon streetshaman.
A côté de nous, toute la soirée, une espèce de pierrot triste en costume noir sur chemise blanche dort (cuve) sur la table ; ses amis (un homme et une femme) parlent comme si de rien n’était, comme s’il était un objet décoratif posé là, à la place qui lui revenait.
Quand il se redresse enfin, luttant contre les vapeurs et l’engourdissement, elle (la femme) époussette la table, machinalement et méthodiquement, sans arrêter une seule seconde de discuter.
Combien de cuites a-t-elle ainsi essuyé ? Et avec le streetshaman, que va-t-il se passer ?
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
"Un allongé s’il vous plaît", plaisir intense d’une phrase anodine. Le L s’étend si loin et s’entend double. Tout le plaisir du café à venir. C’est tellement bon ! Rien que de commander son café, le sien, celui de l’arrêt, du temps pour soi, debout ou assis, dans une brasserie ou dans un salon, en trois minutes ou en deux heures, seule ou accompagnée, triste ou regonflée, "un allongé s'il vous plaît, un allongé".
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : 1
Textes satellites : aucun