Tous les mardi soirs, rue de Lille (perpendiculaire à la rue du Bac), je passe devant la maison des dames télégraphe et téléphone. Architecture magistrale. Bâtiment magnifique. Les fenêtres immenses du bar-restaurant laissent entrevoir la vie d'un autre temps et je ne voudrais pour rien au monde y entrer: de ce côté-ci, j’ai l’impression d’avoir vue sur la belle époque. De l’autre côté, que me resterait-il ?
au Dottore Pi
Type de document : correspondances
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Le bréviaire méditerranéen, il suffit d’être en train de le lire.
Ne jamais achever la lecture. La laisser dans un présent progressif. La reprendre inlassablement, la défaire et la refaire, comme s’il était inutile d’aller lire ailleurs. Comme une fidélité amoureuse.
[Je l’avoue : si, quand j’écris, mon nom est "personne" ; quand je lis, mon nom est "Pénélope". Je garde ainsi ma fidélité exclusivement ou presque à une épopée : ‘la espada encendida’ de neruda. Le bréviaire méditerranéen est une liaison secondaire [un adultère], liaison sérieuse certes mais pas assez pour mettre en péril mon attachement profond à ‘l’épée incandescente’, conte de la fin du monde et du début des temps, hymne à la métamorphose de la bête pour la belle devant l’irrémédiable nécessité de rebâtir l’humanité].
Type de document : carnets personnels
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun