Le vide en écriture, c’est accepter de ne pas tout maîtriser, c’est laisser émerger des événements et des situations sans plan ni anticipation – l’anti structure figée. C’est aussi, bien sûr, attendre de s’informer, d’étudier, de lire, d’entendre, de vivre, de rencontrer ou plus simplement de comprendre. C’est le lâcher-prise le plus complet. Tout un art de l’abandon. Et une grande humilité : l’auteur/e n’est plus un démiurge mais un humble transcripteur, pas même un souffleur. Il faut être capable d’une foi bien douce : foi que l’univers apportera dans notre vie les éléments nécessaires à la construction du récit. D’ailleurs quand je déambule dans les rues à la recherche de mes notes pour mes carnets à élastique, il m’arrive toujours quelque chose de spécial.
Speziale.
Type de document : DJ's classes : récits variables
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : 1
Dans le pays des rêves, Kiméria, tous les jours n’existent pas.
Il n’y a pas "lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi, dimanche".
En revanche, il y a la semaine des 4 jeudis : "jeudi, jeudi, jeudi et encore jeudi".
Type de document : chants des petits griots
Auteur fictif : Anonyme
Auteur réel : Collectif MP
Provenance du texte : Mission Possible
Commentaires : 1
Textes satellites : aucun