me rend

"Me rend" se traduit-il ¿ me vuelve o me torna?

Cette distinction, de la langue castillane, qui oppose "volverse" à "ponerse/tornarse" manque à la langue française.

Elle introduit la problématique de la [ permanence/impermanence ] de la transformation : Quand la modification est [ irréversible ], on emploie [ volver ] ; quand elle est [ passagère ], on lui préfère [ tornarse ] ou [ ponerse ].

Il est intéressant de noter que [ volver ] signifie par ailleurs [ revenir ], comme si un changement définitif n’était pas une évolution mais une involution, le retour à un état naturel perdu.

Pour ma part, j’ai beaucoup de mal à utiliser "volver" car je ne sais pas croire au définitif, aux jamais et aux toujours. C’est pourquoi je me joins à Mercedes Sosa pour chanter :

"Cambia lo superficial, cambia también lo profundo, cambia el modo de pensar, cambia todo en este mundo ... y asì como todo cambia que yo cambie no es extraño"

"change le superficiel, change aussi l'essentiel, change la façon de penser : dans ce monde tout doit changer ... et puisque tout change, si moi aussi je change, pourquoi s'en étonner ?"


Type de document : DJ's classes : études comparées

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

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sortants

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extirpé

Je ne t'ai pas quitté,
je t'ai extirpé.
De moi, mon corps, mon âme,
mon destin.
Ce fut, c'est, comme m'arracher un organe encore vivant
peut-être vital,
comme dévier non pas une rivière ni un fleuve,
mais un océan.
Là où nous tracions une route,
désormais
il n'est qu'un ravin
et il plonge dans le néant.
Mais je me tiens droite.
Je connais ces territoires
et je poursuis mon voyage
(vois-tu
je sais que tu m'attends).


Type de document : chants des griots

Auteur fictif : Loula-Ludivine

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : CL

Référence : Victor Hugo. Demain, dès l'aube...

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