Ligne 14, BNF, des pas de pvc violets guident les miens, l'odeur du métro, évanescente comme celle de la fleur de sureau, presque absente, presque désagréable, m'emporte dans le gouffre, où chaque moment est une frustration.
Le flux m'éloigne des visages que je croise, les affiches n'ont pas l'occasion d'être lues, le quai égrène sporadiquement des sièges inconfortables, où sont condamnés à rester ceux qui ne sont pas en transit.
S'habituer à marcher. Vite. Monter. Descendre. Stopper net.
Apprécier à peine cet arrêt sur image.
Entrer. Vite. S'asseoir. Céder sa place.
Trouver un appui précaire, tandis que le roulis nous passe au tamis.
Sortir. Vite. Monter. Descendre.
Tourbillonner jusqu'à lair libre.
Promiscuité factice.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Fanfan
Auteur réel : poisson soluble
Provenance du texte : Participation
Commentaires : 1
Textes satellites : aucun
Le temps réticulaire s’inscrit dans l’ubiquité et la simultanéité. Il ne s’oppose pas au temps linéaire ni au temps cyclique, il les réconcilie. Par logique réticulaire, il accepte le paradoxe et évite la dialectique.
Il substitue, à la finitude de l’aboutissement linéaire ou du retour cyclique, l’inachevé de la construction permanente et perpétuelle : un réseau est voué à l’expansion, à la transformation et à l’obsolescence.
Type de document : DJ's classes : les réseaux
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun