faut-il le finir?

Ce livre [le bréviaire méditérranéen], faut-il le finir ?

Il suffit d’être en train de le lire. Il est comme la vie, il se lit. Il se savoure, se délecte, se déroule. Sa cadence est lente.

Méditerranéenne.

Générée par cette patience toute orientale qui sait pertinemment que le temps finit toujours par offrir la capitulation convoitée et nécessaire.

Certain de son avantage, fort, érudit, stable, protecteur, matvejevitch pierre, énumère, cite, repère, dresse des listes, sauve des patronymes, rend hommage aux philosophes et aux cartographes, aux îles et aux ports, aux estuaires et aux portulans, aux golfes et aux espars, aux marins et aux explorateurs, "leurs voyages furent difficiles, nombre d'entre eux méritent que nous mentionnions au moins leurs noms", litanie commémorative qui emporte la lecture aussi régulièrement que les vagues et qui engourdit l’esprit aussi sûrement que le soleil.

Un bréviaire de la mer du Nord eût imposé d’autres scansions.


Type de document : DJ's classes : études comparées

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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soirée poésie

Soirée dédiée à la poésie nouvelle dans les jardins de l’Hotel Sully.
En d’autres temps, dans ces même lieux, des orchestres, des feux d’artifices, des grandes toilettes, fêtes baroques ; ô ! qu’est le baroque devenu ? Seul point commun, les flammes des bougies : des bougies, plein de bougies, partout. Comme pour une grande nuit d’amour... Ô que ne m’eussé-je enlacée à la place ?


Type de document : streetchroniques

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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