La rêverie des objets décrite par Monsieur Bachelard parmi tant d’autres rêveries (de la pensée, de la volonté, de l’enfance, du mot, du cosmos) est génératrice d’une poésie de l’anodin, poésie simple et urbaine (streetwriting).
Il faut partir de cette amitié avec les choses, vantée par ce magnificateur de la substance, pour atteindre la rêverie du mot qui transforme le familier et le quotidien en textualité : le poète est un maître de l’attention.
[l’attention étant l’expression masculine et active de l’attitude féminine de contemplation.]
Type de document : DJ's classes : récits variables
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
S’asseoir par terre sur les pavés devant Beaubourg au soleil en octobre dans un T-shirt à bretelles comme sur la plage – s’allonger un mardi au calme ( les musées sont fermés le mardi, vous savez ) : quel besoin y-a-t-il de faire la révolution ou de voyager ? S’allonger ! Le ciel est bleu à travers les tubes transparents de la monumentale construction pompom-pidou – tout paraît si beau – je kife ! L'écran turquoise m’offre même un peu d’océan – tiens! ... un dé géant doré genre le "haricot de jacquot" .( XIU Totem)
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun