Monsieur Virilio nous apprend que les images enregistrées et projetées ne sont pas les descendantes directes de la peinture mais celles de la lumière électrique, que les objectifs et caméras en tout genre ne remplacent pas les pinceaux mais les lunettes : les technologies d’enregistrement et de projection servent à voir, à présenter et non à représenter. Elles mettent en lumière ce que les distances temporelles et spatiales cachent, abolissant ainsi l’espace à la faveur du temps et de la vitesse. Une ubiquité s’en suit qui prend pour centre notre place, notre ego, notre inertie. Ces technologies arrangent le réel au gré de nos fantasmes et de nos caprices : manipulation ou contrôle de l’environnement ? Elles substituent une réalité bi-dimensionnelle sur écran plat à notre monde en relief. La révolution spatiale de la perspective [renaissance] cède désormais le pas à la révolution temporelle de la vitesse de notre époque cinématique et numérique.
Type de document : DJ's classes : classes générales
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
S’asseoir par terre sur les pavés devant Beaubourg au soleil en octobre dans un T-shirt à bretelles comme sur la plage – s’allonger un mardi au calme ( les musées sont fermés le mardi, vous savez ) : quel besoin y-a-t-il de faire la révolution ou de voyager ? S’allonger ! Le ciel est bleu à travers les tubes transparents de la monumentale construction pompom-pidou – tout paraît si beau – je kife ! L'écran turquoise m’offre même un peu d’océan – tiens! ... un dé géant doré genre le "haricot de jacquot" .( XIU Totem)
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun