spicilège

En me promenant à travers les noms qui désignent les différents types de recueils, je me suis arrêtée au "spicilège" de "spicilegium", action de glaner. Le "spicilège" réunit des actes, des documents, des essais, des notes, des portraits, des maximes, des observations ...

Si j’avais eu le choix, j’aurais nommé le genre littéraire dont le récit variable dérive "spicilège" plutôt que "bréviaire ", préférant la notion de glanage à celle d’office divin, de sacralité, d’église et de louange.

Mais voilà, je ne peux pas choisir, d’autres ont décidé avant moi et telle est la loi fondamentale de la langue. Nous sommes tenues de nous plier aux décisions collectives au risque de n’être entendues de personne.

Peut-être pourrions-nous lancer un street référendum ? Après le roman et avant le récit variable que préférez-vous lire ? Le spicilège ou le bréviaire ? Souhaitez-vous associer la littérature au glanage ou au sacré ?


Type de document : DJ's classes : récits variables

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

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au-delà du mot

Il existe un "au-delà du mot et de la pensée", un Sens qui se perçoit par la conscience - par une abstraction sensorielle non articulée - et que je peux interpréter : pas traduire, pas dire mais interpréter.

Cela n’implique pas que je crois en l’idée "table" ou "chaise" ou "arbre".

Cela n’ôte rien aux jeux implacables qui collent signifiants et signifiés [abstrait / concret] dans la perception interprétative et récitante du réel. C’est ailleurs, "hors" question du langage.


Type de document : DJ's classes : récits variables

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

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