cryptonautes et nautilus

L'ancienne et puissante Corporation des Marchands Fluviaux de Paris - les Nautes - comptait parmi ses compagnons une longue tradition de Joueurs des Perles de Verre, les Cryptonautes.

Les Cryptonautes nommaient leurs vaisseaux, des Nautilus. Une controverse opposent ceux qui aujourd'hui encore croient que les Nautilus étaient de véritables navires et ceux qui pensent qu'ils symbolisaient simplement des voyages de l'esprit.

Les partisans de l'existence matérielle des Nautilus trouvent une confirmation de leur croyance dans la devise de la corporation des Nautes : fluctuat nec mergitur, flotte mais ne coule pas, véritable descriptif - selon eux - du "navire" qui traverse les espaces sans jamais sombrer.

La Corporation devint un des piliers de la société discrète de l'Internationale des Arts et Métiers qui, au début du 20è siècle, donna naissance au XIU.

Lors du Grand Schisme, la Corporation tenta de s'approprier la connaissance de ses joueurs et prit le contrôle de tous les vortex fluviaux.

Les Cryptonautes initièrent dès lors la tradition du voyage secret et gardèrent des journaux de bords imaginaires et codés, véritables manuels du Jeu des Perles de Verre.


Type de document : DJ's classes : l'art du voyage

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

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streetamoureux

Hôtel de Sens, bibliothèque Forney, sublime vestige de l’habitation médiévale de Paris - on ose à peine y entrer : on se croirait projetée dans un décor de cinéma, très La Belle et la Bête ou Roméo et Juliette, d’ailleurs la corniche arrondie dans le coin de la tour-est en jette bien plus que le vrai balcon de Vérone.

C’est ici que les amoureux devraient venir échanger leurs vœux, pas dans la cour riquiqui d’Italie !

Parce qu’à Vérone, au balcon des amants morts pour rien, bêtement, les couples se promettent fidélité et attendent en retour une bénédiction, si ce n’est céleste, tout du moins shakespearienne, quelle étrange idée! Qui serait assez fou pour réclamer un destin shakespearien ? J’ai eu la malheureuse audace, par romantisme et par stupidité, de tester le système avec mon second mari et, franchement, j’ai payé mon tribut à la tragédie !

Allez, chiche ! Lançons la mode! Streetamoureux de tout âge et de tout corps, venez à l’Hôtel de Sens, solennellement prêter serment de vous aimer éternellement.

(en espérant que le rituel parisien soit moins dangereux que celui de Vérone)

1, rue du figuier


Type de document : streetchroniques

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

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