rêverie

La rêverie des objets décrite par Monsieur Bachelard parmi tant d’autres rêveries (de la pensée, de la volonté, de l’enfance, du mot, du cosmos) est génératrice d’une poésie de l’anodin, poésie simple et urbaine (streetwriting).

Il faut partir de cette amitié avec les choses, vantée par ce magnificateur de la substance, pour atteindre la rêverie du mot qui transforme le familier et le quotidien en textualité : le poète est un maître de l’attention.

[l’attention étant l’expression masculine et active de l’attitude féminine de contemplation.]


Type de document : DJ's classes : récits variables

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

sortants

> changer les liens

je n'aime plus le café

Je n'aime plus le café.
D'un coup. D'un seul.
J'ai commandé un allongé, mousseux, onctueux, une capsule grand luxe. Je l'ai attendu avec délectation. Je l'ai savoureusement humé, approché de ma bouche. Tendue toute entière vers ce plaisir nécessaire.

Perte et fracas. Aléas. Trépignements. Grimace.

Sevrée. Ecœurée. Débarassée contre mon gré d'une addiction volontaire.

Très régulièrement je m'essaie encore à ma dépendance caféinée. Et je me prépare un café. Mais je suis un cas désespéré.

Je n'aime plus le café. Enfin pour aujourd'hui. Demain peut-être, en retrouverai-je le goût…


Type de document : carnets personnels

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.

.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.