l'usine

Louis, 10 ans, petit voyageur qui se perd souvent en Kiméria, est en train de dessiner un Topos.

"C'est comme un immeuble, tu sais, ces usines carrées. Avec des étages et des fenêtres. Dans chaque pièce, il y a autre chose :
- cours de danse,
- boutique de friandises,
- magasin de jouets, farces et attrapes,
- fruits & légumes,
- marchand de glace,
- librairie,
- classes,
- agence de voyages.

Il y a un ascenseur. C'est grâce à lui qu'on peut aller dans les étages.

Il faut aussi la Police, qui surveille, c'est la sécurité."

Et soudain, Louis glisse. Il oublie le topos et il ajoute une cheminée à son usine et un oiseau "tu sais, un pélican ou un autre oiseau qui mange les poissons".

Mais, pourquoi a-t-il pensé aux oiseaux au milieu du Topos ?

Louis répond : "à cause de l'agence de voyage".

Pensée-réseau.


Type de document : DJ's classes : récits variables

Auteur fictif : Arte Miss

Auteur réel : Louis Molinier

Provenance du texte : CL

Commentaires : 1

Textes satellites : aucun

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un guillevic

Pardonnez-moi, je vous croyais mort, vous ne l’étiez pas ... Comment aurais-je pu imaginer qu’il restait encore un poète vivant?

Quand je vis l’affiche qui annonçait votre visite à Strasbourg dans cette petite salle de conférence de la Place du Corbeau, au coin de la ruelle sombre où avait vécu ma grand-mère, je crus à une résurrection – vous n’en deveniez que plus grand encore ! Tremblante, je m’étais assise au fond de la salle, heureuse, – auguriez-vous l’immortalité des chantres ?— je tentais de vous écouter mais, je l’avoue, je n’avais d’yeux que pour vos oreilles, si grandes oreilles dont les lobes immenses touchaient la terre.

Je comprenais enfin d’où venait votre verve tellurique : le rythme de vos vers, leur sobriété, n’était pas dionysiaque, je l’avais remarqué ! Vous n’étiez traversé ni par le duende, ni par la pena negra ni par le daïmon, non ... vous récitiez la terre parce vous l’entendiez avec votre ouïe fine ! Une ouïe de lutin, de chimère, de marin qui ne prend pas la mer ... vous n’étiez donc pas un humain ! Vous étiez un être mythique, un "guillevic", et si vous n’aviez pas de prénom, c’était parce que guillevic n’était pas un patronyme mais un genre. Et dire que personne ne s’en était rendu compte !

Guillevic : farfadet du Morbihan, aux grandes oreilles, porte parole de la nature et des éléments air, terre et eau (mais pas du feu)


Type de document : carnets personnels

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

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