streetDJ
A Bastille, une fresque dit qu'il faut se méfier des mots.
Un conseiller de quartier
Je trouve que ce n'est pas juste. Les mots, c'est quand même le seul vecteur qui nous permette de définir la réalité. Si nous nous mettons d'accord sur la façon dont nous voyons le rêve et la réalité, nous allons utiliser les mêmes mots. Je ne peux pas, moi, décider seul du sens d'un mot. Il faut que ce soit un sens suffisamment universel pour s'accorder avec celui des autres, pour définir une réalité commune à partir de laquelle nous pouvons éventuellement bâtir le rêve. Il ne faut pas se méfier des mots mais de leur utilisation. C'est différent.
Printemps de la Démocratie
Juin 2005
Centre Malraux
6ème
Type de document : minutes des mémoires absolues
Auteur fictif : Les Greffiers
Auteur réel : anonyme
Provenance du texte : Printemps de la Démocratie
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Loula eut envie de revenir chez ses parents ; mais en se rappelant le lit aux barreaux de fer, la lanière qu'on nouait la nuit à sa cheville pour éviter qu'elle ne s'enfuie, le portail toujours fermé, si haut, si lourd, elle pensa que maintenant elle ne pouvait plus se faire à cette vie-là et qu'il valait mieux rester ici. Dans cette Cour des Miracles qui rassemblait des peaux de chamois et des étoffes d'Orient, des jambes de bois et des carrosses d'argent, des longues vues et des attachés-cases, des échasses et des pantoufles de vair, des poudres d'aurore et des reliques amères. Dans ce Paris où il ne venait plus que très rarement. Dans la ville de son oubli. Lui, le sien. Son oubli d'elle, son refus d'eux. Son abandon, sa désertion.
Type de document : chants des griots
Auteur fictif : Griotte
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Référence : La chèvre de Monsieur Seguin, Alphonse Daudet
Commentaires : 1
Textes satellites : aucun