contamination par l'image

Dans un faisceau de lumière, mon chat blanc. Gracieux. Fier et digne. Hautain. Beau si beau. C'est la nuit.

Premier réflexe : abréger l'instant. Rendre plus court encore cette impermanence qui doit cesser.

Et puis non ! Si j'étais au cinéma ou devant un écran, je me serais délectée de ce plan très long. Mais là, chez moi, je voudrais zapper ! Comme si la beauté avait maintenant besoin du filtre de la caméra. De cette captation qui en assure la permanence. L'éternité.

Ne puis-je déjà plus jouir du réel ?

Suis-je contaminée par l'image ?
Mon intérêt n'est-il plus suscité que par la retransmission ?


Type de document : streetchroniques

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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écran

Ecran, du néerlandais "paravent".

Nous avons oublié qu'au départ un écran sert à protéger du feu ou à dissimuler du regard. Nous nous sommes habitués à prendre les écrans pour des fenêtres, des lieux de passage, des vortex.

Pourtant leur usage a toujours été clair : cacher le réel, éloigner l'élémentaire, préserver du heurt avec la vie, la vraie.


Type de document : DJ's classes : classes générales

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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