Je reprends une de vos remarques. Je ne suis pas d'accord avec vous : non, les papiers dans la pochette de mon carnet noir ne sont pas des paperolles. Ce sont des oublis.
Mais - comme de coutume - ma contestation confirme votre intuition : les paperolles que Monsieur Proust ajoutaient à ses carnets pour compléter ses écrits annonçaient les procédés d'organisation au sein des espaces virtuels littéraires.
Comme des "remix", les paperolles viennent étoffer la narration. Ils réécrivent interminablement des épisodes du récit. En inventent des nouveaux. En détaillent des anciens.
Transformation / expansion permanente.
Type de document : correspondances
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Le Père des Récits est le décodeur absolu et éternel de la matière narrative.
Cette matière narrative n'est pas - contrairement aux dires des légendes - le contenu des livres de la Bibliothèque. La Bibliothèque de Babel est un leurre.
Cette matière n'est pas - non plus - consigné dans les Mémoires Absolues.
Elle est MATIERE.
Existe-t-il un brasier de tous les feux ? Un flux de toutes les eaux ? Une plaine de toutes les terres ? Un ciel de tous les airs ?
Type de document : DJ's classes : études cimmériennes
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun