J’avance. Je ne peux pas reculer. Il n’y a que l’avant, jamais d’arrière. Impossible de me retourner. Le concept même de retour ou de passé est inaccessible. Ceux d’ici l’ignorent. Comment pourraient-ils concevoir l’inconcevable.
Peut-on seulement parler de temps dans cet espace absolument linéaire où l’on est insondablement poussé en avant ?
L’arrêt et le mouvement sont les deux positions.
L’ici et l’ailleurs.
Les lignes avancent parallèles sans jamais se toucher.
Parfois une mutation, une rupture, un saut, une fissure, un effondrement, une aspiration. Pour se retrouver à côté, ni au-dessus ni en dessous, mais toujours plus loin.
Le cheminement se fait côte-à-côte sans se heurter, puis l’on se perd.
Seul le point de fuite, devant. Pas de tectonique. Pas d’axonométrie.
Des simultanéités qui s’ignorent.
Lieu de l’oubli et de l’ignorance. De la solitude et de l’espoir : « plus loin peut-être, je me souviendrai. »
Lieu de promesse : « plus loin peut-être, je serai ici et alors naîtra brièvement l’idée du passé. »
Type de document : journaux de bord
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : CL
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Le Capitaine L fait la guerre. Elle combat dans des «Potlatchs». C’est un genre très spécial de combat. Un combat de l’esprit.
Le Dottore Pi est très gentil, il soigne les gens.
Sgarideni est méchant, et ça ce voit.
Loula est sympa. Son copain, c’est P’tit Gars.
Pierre est amoureux de Loula, mais ne le répétez pas.
Humby protège Loula avec sa canne et son canon.
Type de document : chants des petits griots
Auteur fictif : Anonyme
Auteur réel : Bandiougou
Provenance du texte : Mission Possible
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun