Chaleur étouffante.
Seule.
Madrid. Place Colomb.
... comme c'est bon...
très bon.
Je finis mon verre et je repars vers l'aéroport.
Voyage de lui - de moi - du rêve
Je veux l'Océan, je veux les Andes, je veux Temuco.
Je veux la pluie, la forêt, la glaise, les volcans.
Je veux Neruda.
Je le veux lui,
non je ne le veux pas lui,
je te veux toi.
Toi.
Je te veux toi.
A la table voisine, les clients parlent fort,
accent castillan,
et leur mots se perdent dans l'air trop dense,
leur élément.
avec le glaçon-citron.
12 juillet 1987
Type de document : carnets personnels
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : CL
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Dans une conception du temps où le passé est le nécessaire préalable de l'avenir, la seule question qui ait un sens n'est pas "quelle est la cause?" mais "à quelle fin?" .
Les mots passé et futur perdent alors toute signification linéaire d'antériorité ou de succesion. Il existe ainsi comme une simultanéité des temps car la cause reste à venir et la cause à-venir pourrait tout aussi bien être passée.
Type de document : DJ's classes : classes générales
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun