"C’est en 1860 que les limites actuelles du 2ème arrondissement sont fixées. Elles sont tracées par trois séries de boulevards [à l’ouest (Capucines et Italiens), au nord (Montmartre, Poissonnière, Bonne Nouvelle et Saint-Denis) , à l’est (Sébastopol)] ainsi que par une enfilade rectiligne de rues [au sud : Turbigo, Etienne Marcel, La Feuillade, Petits Champs, Danielle Casanova ]. L’arrondissement acquiert ainsi une forme claire et nette de demi-trapèze qui évoque la moitié du toit d’une maison : la maison Paris. Le reste de la maison est constitué par les arrondissements 3 ( pour le toit), 1 et 4 ( pour le corps du bâtiment)."
Type de document : DJ's atlas de Kiméria
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Quand j'écris, je ne veux pas de narration, de fiction, de récit. Mon propos est ailleurs. Radicalement. Essentiellement. Mon propos est l'anodin, la restitution, la captation, l'instantané.
Polaroïd du ressenti, du vécu.
Ecrire jusqu'à l'ivresse, jusqu'à en oublier la faim, le sommeil ou la solitude.
Ecrire jusqu'à me perdre dans cette voix qui me dicte chaque mot, ne voir que la plume, la main droite qui impulse le sillon toujours inespéré, la main gauche qui repose comme un chat sur la page du cahier et dont l'ombre seule me rappelle encore que le temps existe, n'entendre que le crissement du papier Moleskine, et redouter qu'un instant - à peine - qu'un instant plus tard, la phrase s'arrête, c'est certain, je ne peux pas écrire sans cesse toute la vie, toute l'éternité même si je peux écrire jusqu'à ma mort.
Vivre au présent dans la lettre, le mot, le syntagme.
Je suis mécontente. Vos mots se font languir. Je n'ai pas eu de vos nouvelles depuis très longtemps. Faudra-t-il que j'aille en Toscane venir chercher moi-même votre lettre ?
Au Dottore Pi
Type de document : correspondances
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun