jalouse de

Les émotions et les enjeux décrits par Madame Duras, bien souvent, me coupent de la magie de sa lettre. Je n'aime pas ses personnages. Jamais. Ils me sont inconnus. Ou presque.

Parfois un ressenti suspendu entre deux vides m'accroche. Adhérence si totale que j'aspire tout le reste jusqu'à — non pas l'ivresse — mais l' « éculement ».

Peut-être. Peut-être aussi parce que dans le miracle de ses transgressions, je ne perçois aucune tendresse. Seulement la dissection.

Je me donne à Madame Duras dans un masochisme intense. Celui d'un corps qui recherche le plaisir dans la douleur. Douleur de ne pas appartenir à. Jubilation jalouse.

Jalouse de Duras et de Baricco.


Type de document : DJ's classes : études comparées

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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fais-moi la lecture

"FAIS-moi la lecture"

ET elle aimait qu’il ne lui réponde pas : "APPRENDS à lire".
Non il lisait, sortait des livres incongrus du fond de ses poches [des volumes].
"JE N'AI PAS DE livres, je n'ai que des volumes".

Et il aimait qu’elle ne lui réponde pas : "les volumes viennent en série".

Il n’avait pas eu besoin d’expliquer : "un volume se palpe à l'aveuglette, tu le déchiffres
Avec ton flair.
Tes mains
Ta peau
Les yeux et leur petite vision ne viennent que confirmer ce que tu as déjà senti avec ton CORPS".

De toutes les façons, il ne l’expliquait jamais : ceux qui savaient n’avaient pas besoin qu’il le leur dise et les autres n’auraient pas compris.


Type de document : chants des griots

Auteur fictif : Le Troubadour

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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