Si on admet que :
La cause de l’acte créatif présent se trouve dans la génération d’une connexion à venir ?
Cela implique-t-il que :
L’ "idée" de la globalité du récit variable [réseau] existe — permanente — et qu’elle dicte sa révélation dans l’acte de construction / composition ?
C’est une possibilité.
La plupart des street DJ's choisissent néanmoins de croire – acte d’engagement – qu’aucun document n’existe avant d’être composé : en d’autres circonstances, il pourrait être différent.
Cela implique toutefois les lois de réseau suivantes :
Loi de réseau n°1 :
Dans la composition particulière présente est intégrée la globalité du réseau inachevé en construction (fractalité).
Loi qui a pour corollaire la loi de réseau n°2 :
Au fur et à mesure que se construit le réseau, il évolue dans sa globalité à venir.
Car loi de réseau n°3 :
C’est par mon choix présent que je décide de la globalité spatiale et réticulaire future.
Et pourtant, loi de réseau n°4 :
L’agencement à venir du réseau inachevé conditionne sa construction et mon acte créatif présent.
Type de document : DJ's classes : les réseaux
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Dragon d’argent sur flammes bleues ondulant au gré des muscles et des mouvements. Tatouage sur ton corps. Caché mais apparent.
Je voulais demander : "'dis-moi' d’où vient un tatouage sur ton corps ? ..." "Quelle intimité ici s’expose ?" "As-tu déjà parcouru les fulminances à bord de ce navire sans nom qui hante nos mémoires en carton froissé ?" "Où me feras-tu souffrir dans le sillon que tu traces ?" J’ai seulement articulé : "savais-tu que le dragon est un motif baroque ? Tu as la peau baroque ..."
Cette année-là ' l’année du dragon ' combien de fois nous sommes-nous rejoints ?
Je disais : "les courbes et les angles de ton corps maigre 'classique et indépendant ' corps d’homme" et je pensai : "pourtant on croit dessiner une femme quand on te caresse ! Pas pétrir peut-être contourner." Je craignais : "je commence à peine à m'approprier tes axes et reliefs et déjà tu dérives vers ces zones brumeuses où je ne suis pas".
Combien de fois es-tu parti ?
"Quand tu quittes mon champ ' dis ' existes-tu encore ? Ou bien disparais-tu dans un au-delà chimérique où tu te dissous" "vapeurs bleues qui enveloppent ce reptile nourri sous ton bras comme une mise en garde" "je ne suis que fluctuances" "je vous enroberai pour mieux me dérober" "je vous grifferai de mes pattes ' ' mon humanité" "je vous dévorerai d'un coup de gueule ' ' béance de mon absence"
Combien me suis-je résignée ?
Loin, alors mon très cher, oh ! vas t'en loin, vers quelque étier isolé qui succombe, dans son rêve d’impossible retour, aux innombrables îles-étoiles qui gemment son cours.
Pendant que je garde l’image de nos formes conquises et complètes 'ellipses ajourées ' ' pierre tendre et tiède ' pendant que je reste
(Loula dit :)
Type de document : chants des griots
Auteur fictif : Loula-Ludivine
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Référence : Guillevic - Etier et Edgard Poe cité par Bachelard dans L'eau et les rêves (p. 67)
Commentaires : 1
Textes satellites : aucun