Les Halles sont le monument par excellence [instance publique monum] : elle relèvent de l’architecture, de l’urbanisme, de la culture, du social, du commerce, de la géographie, de l’anthropologie, de la technologie, de la délinquance, de l’art, de la géologie, de l’histoire. Elles sont "mythe" et réelles, vivantes et "fantasme". Lieu de transit, cœur de Paris [croisement d’artères], construites sans hiérarchie mais en réseau [nœuds, carrefours, connexions, couloirs des dimensions cardinales et transversales], elles sont la matérialisation de la modernité jusque dans ses angoisses et ses paradoxes [nécessaires et niées, elles ne recueillent que le mépris]. Je revendique les Halles comme expression de beauté, de rencontre, de joie, de bien-être, d’intérêt, de sécurité, d’enrichissement intellectuel et humain. Je les revendique comme le véritable microcosme des temps modernes [ musée in situ et in vivo, laboratoire d’observation et d’expérience, territoire ] [DJ's carrefour] [vortex]
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Le XIU a pour objectif d’unir tous les esprits humains éclairés, instruits, inventifs, pratiques ou créatifs au sein d’une sphère de connaissance et de réflexion : un Symbion.
Ceux qui ne voudraient pas rejoindre le Symbion ou qui ne lui seraient pas utiles devront quitter l’espace réel, Erel et rejoindre la Terre des Rêves Kiméria, de gré ou de force.
Mais le transfert de la majorité de la population vers Kiméria n’est pas possible par l’intermédiaire des vortex naturels ou artificiels. Il faudrait effacer les frontières entre les espaces et organiser le basculement général des consciences.
La "Grande Migration" désigne ce départ collectif de l’humanité vers la Terre des Rêves.