"Bréviaire méditerranéen" de Predrag Matvejevitch est une chose remarquable [un véritable objet] qui me fascine et qui me tient en respect.
Son écriture m’enroule, m’enlise, me rend languissante et attentive.
Les mots rares s’y succèdent, litanie délectable, conférant au texte une lenteur qui renvoie au temps passant mais certainement pas au temps actif, présent et réel dont parle monsieur virilio.
Douceur méditerranéenne. Indolence nostalgique d’une époque antique [ pré-videoscopique, pré-numérique ].
On retrouve chez matvejevitch ce rythme gidien des nourritures terrestres, un sentiment éthique en plus.
Je devine des références constantes, régulières, chroniques, profondes, qui m’échappent aussi sûrement que les caractères grecs ou les formules de physique. Cette intertextualité raffinée et discrète intensifie la certitude d’approcher le secret, l’inaccessible, l’irrévélé, de la méditerranée, de mes racines.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Papa/Maman de Loula forment une entité indissociable. On ne peut jamais savoir qui parle, si c’est le père ou la mère. Il faut faire très attention, quand ils interviennent, à ne pas révéler par des détails leur masculinité ou leur féminité.
Papa/Maman est un tout que Loula ne peut pas distinguer.
Papa/Maman ne connaissent pas le voyage.