Il est deux imaginations pour Bachelard.
L’imagination formelle, imagination de surface, de la nouveauté et l’imagination matérielle, imagination des profondeurs, du primitif, de l’éternel, de l’élémentaire.
L’imagination matérielle a un poids, un toucher, elle est aussi familière au sensoriel qu’au mental.
Ces deux imaginations se distinguent sans s’opposer : peut-on réellement dissocier l’abstrait du concret, la forme de la matière, la surface de la profondeur, l’intérieur de l’extérieur ?
Il est certain que l’imagination matérielle utilise l’élémentaire pour s’inséminer [l’eau, la terre, le feu, l’air]. Elle est essentiellement alchimique. Mais d’autres substances peuvent prétendre au statut de matière symbolique : pour cela elles doivent impérativement porter la dualité bénéfique / néfaste à l’exemple du feu qui réchauffe ou calcine.
Type de document : DJ's classes : récits variables
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Fanfan est la petite sœur de Loula, elle est de cinq ans plus jeune qu’elle (elle est née en 1974). Très attachée à sa grande sœur, elle souffre beaucoup de ses absences et de ses silences. C’est toujours elle qui signale les disparitions de Loula. L’a-t-elle vue se dématérialiser dans les autres espaces ? A-t-elle essayé de la suivre ?
Elle considère Loula avec tendresse et attachement. Elle adore les histoires de sa grande sœur et admire sa capacité à tisser les mots. Fanfan sera la seule à défendre Loula avec constance au fil des années et à rester en contact avec elle.
Bien sûr, Fanfan vit et grandit. Adulte, elle est très impliquée dans la vie citoyenne.