Tout le monde est mécontent :
un voleur a dérobé la guitare du musicien.
Le concert n'aura pas lieu.
Le guitariste spolié est au commissariat.
Les autres membres du groupe sont solidaires
et refusent de jouer.
Réaction controversée :
the show must go on
Le public est vénère :
"je suis là avec mes mômes et ma femme, je bosse toute la semaine, c'est pas parce qu'une guitare a été volée que le concert doit s'arrêter. Et si le guitariste s'était fracturé la main ? Il se serait passé quoi ? C'est pas parce que c'est gratuit que le public ne doit pas être considéré. Solidarité ? Quelle solidarité ? Le peuple qui compte sur ça, c'est quoi ? Vous prenez la décision tout seuls d'arrêter et vous n'en avez rien à faire du public !"
Les organisateurs sont à bout. Ils ont travaillé jour et nuit pour la Fête du Bassin de la Villette. Ils sont tristes. Ils sont déçus.
Les musiciens n'aiment pas qu'on les comprennent pas.
Et entre deux éclats de voix, le comité et le groupe s'affairent à tout ranger.
Autre visage de la fête.
Et c'est toujours le Printemps.
Type de document : carnets personnels
Auteur fictif : Pierre
Auteur réel : Ecriture collective
Provenance du texte : Printemps de la Démocratie
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Fanfan est la petite sœur de Loula, elle est de cinq ans plus jeune qu’elle (elle est née en 1974). Très attachée à sa grande sœur, elle souffre beaucoup de ses absences et de ses silences. C’est toujours elle qui signale les disparitions de Loula. L’a-t-elle vue se dématérialiser dans les autres espaces ? A-t-elle essayé de la suivre ?
Elle considère Loula avec tendresse et attachement. Elle adore les histoires de sa grande sœur et admire sa capacité à tisser les mots. Fanfan sera la seule à défendre Loula avec constance au fil des années et à rester en contact avec elle.
Bien sûr, Fanfan vit et grandit. Adulte, elle est très impliquée dans la vie citoyenne.