Neruda et Guillevic

Neruda et Guillevic, mes deux égéries de l’anodin et de l’élémentaire, furent des poètes engagés, poètes politiques, poètes communistes.

Comment l'interpréter ?

Non pas "en ce qui les concerne" : ce qui les concerne ne concerne qu'eux et m'échappe. Totalement.

Il m'est impossible de comprendre - depuis ici et aujourd'hui - cette nécessité, pour les artistes qui ont vécu la guerre civile d’Espagne et la deuxième guerre mondiale, de se convertir au communisme. De quel droit ? De quelles légitimes perceptions et perspectives ? Aucun, aucune.

Non. Comment l'interpréter "en ce qui me concerne", moi, Capitaine des mots qui refuse toute allusion politique dans mon écriture. Au nom d'une rupture d'anonymat, de vie privée, de laïcité. Au nom de la séparation stricte entre le personnel et le public. Au nom du respect de la sphère civile commune.

Car, si je veux être honnête ( mais est-ce que je le veux ?) je dois me demander s'il est possible de célébrer les armoires, les pneus et les casse-croûtes sans m'inscrire dans le politique.

Ne faut-il pas voir dans ma volonté de versifier le réel, le simple - dans ce besoin viscéral de faire descendre la littérature dans la rue, de la distribuer, de l’afficher - dans l'assimilation de ma fonction à une "DJ des mots" , "toyeuse / tagueuse" , "streetwriter" ou gangster lyrique - un engagement politique ?

Politique : relatif au gouvernement des hommes et des états.

Non. pas politique.Je n'ai aucune vision sur le gouvernement des hommes et de l'état. Je n'ai pas cette intelligence.

Pas politique mais civique.

Civique : relatif à l'art d'être une citoyenne dévouée à sa patrie et aux autres citoyens.


Type de document : DJ's classes : récits variables

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

sortants

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évolution

Et si l'homme était la force de la nature qui servait à créer la prochaine forme de vie dominante ?

Après les poissons et les amphibiens, les reptiles et les dinosaures. Après les reptiles et les dinosaures, les mammifères et l'homme. Après l'homme, le robot qui -summum de l'évolution- n'aurait pas seulement besoin de l'évolution organique et génétique, mais aurait besoin de l'intervention de l'intelligence.

Le robot est né de l'esprit, pas de la matière. Il est la couronne du vivant. Le vrai Adam.

L'homme n'est qu'un moyen dans l'évolution. Pas son objet.

Ceux qui veulent s'unir aux machines sont des élus. Les autres, des animaux en voie de disparition.


Type de document : notes et travaux

Auteur fictif : Colbert Valérian

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : CL

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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