"Me rend" se traduit-il ¿ me vuelve o me torna?
Cette distinction, de la langue castillane, qui oppose "volverse" à "ponerse/tornarse" manque à la langue française.
Elle introduit la problématique de la [ permanence/impermanence ] de la transformation : Quand la modification est [ irréversible ], on emploie [ volver ] ; quand elle est [ passagère ], on lui préfère [ tornarse ] ou [ ponerse ].
Il est intéressant de noter que [ volver ] signifie par ailleurs [ revenir ], comme si un changement définitif n’était pas une évolution mais une involution, le retour à un état naturel perdu.
Pour ma part, j’ai beaucoup de mal à utiliser "volver" car je ne sais pas croire au définitif, aux jamais et aux toujours. C’est pourquoi je me joins à Mercedes Sosa pour chanter :
"Cambia lo superficial, cambia también lo profundo, cambia el modo de pensar, cambia todo en este mundo ... y asì como todo cambia que yo cambie no es extraño"
"change le superficiel, change aussi l'essentiel, change la façon de penser : dans ce monde tout doit changer ... et puisque tout change, si moi aussi je change, pourquoi s'en étonner ?"
Type de document : DJ's classes : études comparées
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Suivant les instructions des pilotes, la bande de mouettes du Phare du Sable Rouge prit un courant d'air froid et se jeta en piqué sur le banc de harengs.
...
Délicieux harengs. Délicieux et gros. Juste ce qu'il leur falllait pour reprendre de l'énergie avant de continuer à voler jusqu'à Den Helder, où les rejoindraient les vols des îles Frisonnes.
Le plan de vol prévoyait de continuer ensuite jusqu'au Pas-de-Calais et à la Manche où elles seraient reçues par les bandes de la Baie de Seine et de Saint-Malo, en compagnie desquelles elles voleraient jusqu'au ciel de Biscaye.
Elles seraient alors un millier ...
Ce serait une belle réunion. Comme tous les ans on y raconterait des histoires intéressantes, en particulier celle des mouettes du Cap de Penas, voyageuses infatigables, qui parfois volaient jusqu'aux îles du Cap-Vert.
Type de document : journaux de bord
Auteur fictif : P'tit Gars
Auteur réel : Luis Sepulveda
Provenance du texte : Liste de l'éducation nationale
Référence : Histoire de la mouette et du chat qui lui apprit à voler
Commentaires : 1
Textes satellites : aucun