dragon d’argent

Dragon d’argent sur flammes bleues ondulant au gré des muscles et des mouvements. Tatouage sur ton corps. Caché mais apparent.

Je voulais demander : "'dis-moi' d’où vient un tatouage sur ton corps ? ..." "Quelle intimité ici s’expose ?" "As-tu déjà parcouru les fulminances à bord de ce navire sans nom qui hante nos mémoires en carton froissé ?" "Où me feras-tu souffrir dans le sillon que tu traces ?" J’ai seulement articulé : "savais-tu que le dragon est un motif baroque ? Tu as la peau baroque ..."

Cette année-là ' l’année du dragon ' combien de fois nous sommes-nous rejoints ?

Je disais : "les courbes et les angles de ton corps maigre 'classique et indépendant ' corps d’homme" et je pensai : "pourtant on croit dessiner une femme quand on te caresse ! Pas pétrir peut-être contourner." Je craignais : "je commence à peine à m'approprier tes axes et reliefs et déjà tu dérives vers ces zones brumeuses où je ne suis pas".

Combien de fois es-tu parti ?

"Quand tu quittes mon champ ' dis ' existes-tu encore ? Ou bien disparais-tu dans un au-delà chimérique où tu te dissous" "vapeurs bleues qui enveloppent ce reptile nourri sous ton bras comme une mise en garde" "je ne suis que fluctuances" "je vous enroberai pour mieux me dérober" "je vous grifferai de mes pattes ' ' mon humanité" "je vous dévorerai d'un coup de gueule ' ' béance de mon absence"

Combien me suis-je résignée ?

Loin, alors mon très cher, oh ! vas t'en loin, vers quelque étier isolé qui succombe, dans son rêve d’impossible retour, aux innombrables îles-étoiles qui gemment son cours.

Pendant que je garde l’image de nos formes conquises et complètes 'ellipses ajourées ' ' pierre tendre et tiède ' pendant que je reste

(Loula dit :)


Type de document : chants des griots

Auteur fictif : Loula-Ludivine

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Référence : Guillevic - Etier et Edgard Poe cité par Bachelard dans L'eau et les rêves (p. 67)

Commentaires : 1

Textes satellites : aucun

sortants

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repas improvisé

Un jour, on a improvisé un repas de quartier.

C'était incroyable.

On est venu avec un camion.

Hop, ça a déchargé.
On a monté les barbecues.
On avait aucune autorisation.
On a bloqué une rue.

Paf, y'a eu 300 personnes !

Et quand on a démonté,
ça s'est fait en une demi-heure.
Parce que tout le monde a mis la main à la pâte.

Et ça s'est passé dans une ambiance formidable.

… bon…
c'est parti en sucette
quand les flics ont voulu interpeller quelqu'un.
Tout le monde s'y est mis.
Mais c'est comme ça dans le quartier…


Type de document : chants des griots

Auteur fictif : Griotin

Auteur réel : anonyme

Provenance du texte : Printemps de la Démocratie

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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