définition pan & composés

PAN, PANTO élément formant, du grec pas, pantos «tout», «chacun», qui évoque l’idée d’une «totalité constituée de composés multiples»

PANCONSTITUTIONNEL adj. relatif aux droits naturels, inaliénables et sacrés des hommes et des sociétés tels qu’ils sont définis par la Panconstitution.

PANCONSTITUTION n.f., ensemble des droits, règles et lois qui se retrouvent dans toutes les constitutions et codes juridiques des pays qui ont adhéré au XIU depuis 1955. Un premier projet de Panconstitution a été rédigé en 1913 lors de la Création du XIU. Le texte définitif a été adopté en 1955 lors du Traité International de Pau au cours duquel le XIU est devenu l’Instance Pannationale des Arts et Métiers.

PANHUMAIN adj., «qui est relatif et issu des distinctions et ressemblance de tous les hommes et de tous peuples sans hiérarchie de race, de sexe, de statut social ou d’âge».

PANHUMANISME n.m., vision égalitaire de l’humanité et refus de la domination d’une caste sur une autre, d’un peuple sur un autre, d’un sexe sur un autre.

PANNATIONAL adj., désigne ce qui est commun à toutes les nations. D’abord créé en opposition à l’esprit colonialiste des 19è et 20è siècles, s’est élargi à la contribution de chaque nation à la richesse intellectuelle, créative et économique universelle.


Type de document : encyclopédie du XIU

Auteur fictif : Anonyme

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

sortants

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tu confrontes

Tu confrontes la rue seule pour la première fois. Tu marches et tu cherches des trésors. Tu veux récolter tout ce qui a été perdu et qui a de la valeur pour quelqu’un quelque part. Un numéro de téléphone sur papier de cigarette. Une photo de vieille grand-mère sur un vélo blanc. Un bouton rose avec perle nacrée, celui qui manquera au gilet de fête et qu’on ne pourra pas remplacer. Un ticket de métro non oblitéré mais tout froissé. Une pièce de cinq centimes, celle de la chance. Une pierre plate en forme de triangle isocèle sur trois strates, une rose une grise une rose, pierre de la malchance, tu le sais, tu le vois. Mieux vaut que tu la prennes toi plutôt que quelqu’un d’autre parce que, toi, la malchance ne t’atteint pas, tu n’es pas soumise au sort. Un rire trop aigu. Trois yakafocon à la suite les uns des autres, c’était sur la terrasse d’un restaurant. Cinq regards amoureux et un regard en coin vers la femme qui passe en jupe fendue jusqu’au cucul. Un brin de jasmin. Une idée géniale pour dépolluer uniquement les couches basses de l’atmosphère, de la même manière qu’on ne traite que les eaux nécessaires à la consommation, grâce à une espèce de grand cube qui serait installé sur les lieux de trafic intense comme la place de la concorde, c’était l’idée d’un homme à cravate sur le pont des arts, en face du grand bâtiment avec un dôme dont tu as oublié le nom parce que tout le monde s’en souvient. Trois lumières de réverbères éteintes pour cacher les baisers de couples défendus. Un féchier d’une dame blonde et énervée à un grand maigre désinvolte. La bague aussi qu’elle lui a lancée et qu’il n’a pas reprise. Une vis de trois centimètres qui tenait la passerelle d’un bateau. Et puis tu t’endors sur le quai. Même pas sur un banc. Près d’un bollard. En serrant très fort la corde. Tu portes un pyjama avec des nounours roses et bleus et tu n’as pas tes pantoufles. Tes boucles retombent sur tes joues et couvrent tes yeux. Tu es tellement fatiguée que tu dors la bouche ouverte.

C’est la première fois, tu as sept ans.


Type de document : chants des griots

Auteur fictif : Griot Atuéatwa

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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