temps cyclique

Les voyageurs qui maîtrisent le temps du voyage procèdent - en général - de la manière suivante : ils perçoivent l'espace-temps comme une abstraction matérielle, certains le voient, d'autres le sentent ou l'entendent. Ils isolent deux unités de cette "matière", deux "instants", deux "ici/maintenant", et introduisent entre elles une boucle de temps chimérique.

Le temps de Kiméria est malléable. Il ne possède pas de loi propre qui le régisse, au contraire du temps d'Erel qui s'écoule naturellement de façon linéaire.

Mais cet exercice qui consiste à intercaler un temps cyclique dans un interstice de temps linéaire est périlleux. Il demande une capacité de dédoublement de la conscience et de l'attention. En permanence, le voyageur doit se souvenir de son existence terrestre. Le cas échéant, il se retrouve prisonnier de sa boucle temporelle chimérique.


Type de document : DJ's classes : l'art du voyage

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

sortants

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interactivité combinatoire

Le modèle du topos garantit la cohérence de toutes les combinatoires, c’est-à-dire du résultat de toute interaction ou interactivité. La complexité des scénarios arborescents — proche de celle du réalisme modal — est remplacée par le programme narratif et sémantique.

L’interactivité d’un topos n’est pas arborescente, elle est combinatoire. Elle ne crée pas de bifurcations ni de « mondes possibles ». Elle explore un seul monde et non pas ses « contreparties » (counterparts), mais elle explore ce seule monde à partir de tous les points de vue possibles (narrativité kaléidoscopique).


Type de document : DJ's classes : récits variables

Auteur fictif : Arte Miss

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : CL

Référence : D. Lewis, 1973, Possible worlds

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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