liens structurels

Les liens structurels associent les tesselles les unes aux autres et maillent le topos : ils en constituent le squelette. Ils forment une véritable armature réticulaire qui permet au topos de grandir à la façon d’un meccano.

Les liens qui forment le maillage d’un topos ne sont pas des hyperliens. L’hyperlien correspond à un lien fixé sur une « ancre » à l’intérieur même de l’élément et qui « ouvre » un fragment complémentaire.

Selon le critique de littérature numérique Jean Clément, « le rapport établi entre l’ancre et le fragment qu’elle désigne peut être qualifié de métonymique dans la mesure où l’ancre fonctionne comme signe qui désigne le fragment comme signifié. Cette sémantique des liens est au cœur de la problématique hypertextuelle ».

Le lien structurel, lui, est placé sur la tesselle dans son ensemble. Il ne possède pas d’ancre. Au contraire de l’hyperlien, le rapport qu’il établit entre deux tesselles ne peut, en aucune manière, être « qualifié de métonymique ». Il échappe donc à ce que Jean Clément définit comme le cœur de la problématique hypertextuelle. Il s’inscrit dans une autre sémantique des liens, dans une problématique propre aux topoï.
DJ's classes : récits variables
Arte Miss
1880


Type de document : DJ's classes : récits variables

Auteur fictif : Arte Miss

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : CL

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

sortants

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petit aperçu amoureux

Petit aperçu amoureux de l’année 2001

Janvier/février/mars : petit copain numéro un – il est paranoïaque mais je ne m’en rends pas compte tout de suite, je le trouve difficile à vivre et je deviens de plus en plus nerveuse. Quand il me téléphone 100 fois par jour pour me menacer de me tuer et finit par casser ma porte d’entrée en hurlant "Où sont mes ciseaux, rends-moi mes ciseaux, je veux mes ciseaux", je finis par capter ;

Mai/juin/juillet/aout/septembre : petit copain numéro deux – je ne lui demande rien. Rien de rien de rien. Il promet tout. Tout et tout et tout. Il est souvent absent. Officiellement, à cause de son travail. En réalité, il est maqué depuis une bonne dizaine d’années. Je suis sa maîtresse et je l’apprends par hasard ;

Novembre/décembre : un street shaman, drôle, sexy, mais complètement irrégulier. Me plante lapin sur lapin et ne me prévient jamais. Mais qu’est-ce que je dois faire ? Ce n’est pas dans le "streetforce manuel du DJ" que j’vais trouver une réponse ! Encore moins chez les copines : elles ont plus de principes qu’il n’y a de lois dans le code officiel du XIU ;

En filigrane : liaison amusante, sans régularité ni conséquence. Mais l’amant en question s’avère être un chasseur de prime du XIU. Je le laisse filer avant de me faire démasquer et de finir reconditionnée.

Et avant 2001?

Une drag queen, un escroc, un espion, un gigolo, un assassin recherché par la police, un minet qui rêve d'une Ophélie Winter chinoise, un guru crudivore, un radin, un dominateur sm, un mythomane, quelques traumatisés du "maman m'a fait mal" et d’autres du "papa était méchant", un pervers fétichiste, un voleur en fuite, deux ou trois machos qui voulaient tout diriger, quelques mondains très ennuyeux, une paire de partouzeurs démasqués et remerciés et une autre d’hypocondriaques anxieux, des beaux gosses sans cervelle, des cervelles sans libido, un narcisse qui ne parlait que de lui, une flopée de vampires et une autre de parasites.

Et depuis 2001?

Un grand voyageur des 3 Espaces que je rencontre de temps à autres au détour d'un vortex…

Vie de DJ. Femme. Capitaine.

J'en suis lasse, Arte Miss, lasse.
Je vais raccrocher.

Comment fais-tu, toi ?

22/10/2002
à Arte Miss


Type de document : correspondances

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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