surface lisse du canal

Il est 7H30 du matin, c’est le mois de décembre. Le jour se lève à peine et l’activité est quasiment nulle. Il n’y a que quelques passants qui marchent vite pour éviter de subir la morsure du froid. La surface lisse du Canal St Martin reflète les nuages qui passent lentement, attrapant peu à peu une teinte rosâtre alors que le soleil commence à se lever.

On est dimanche matin, le gens ne sortiront pas avant 10H. Au bord du cour d’eau, assis sous un arbre, on voit un groupe de jeunes, ils discutent, somnolent, laissent fuser quelques éclats de rires, ils sont là depuis peu de temps mais ils ont fait la fête toute la nuit.

Vers 9H30, la vie commence à reprendre mollement son cours habituel ; le soleil est à présent haut dans le ciel et désormais seuls quelques nuages tentent désespérément de le masquer. C’est une belle journée qui s’annonce. Il fait froid.


Type de document : streetchroniques

Auteur fictif : Anonyme

Auteur réel : Paul Jalat

Provenance du texte : Ateliers scolaires

Référence : Paris - Hélène Boucher - 2de - 2005

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

sortants

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les îles de paris

L’île Saint-Louis et l’île de la Cité étaient - avant leur aménagement à l’âge d’or - le lieu des rendez-vous coquins, le territoire des lavandières et la retraite élue par le roi Louis IX pour ses méditations.

A l’époque, on distinguait l’îlot Notre-Dame de l’îlot Vache. Pour s’y rendre, pas de pont ! La traversée s’effectuait par bac.

Au premier tiers du 17ème siècle, Paris connut une vaste campagne de construction à laquelle nous devons le Marais et la Place des Vosges. Henri IV décida d’étendre cette politique urbaine aux îlots mitoyens.

L’entreprise fut ardue puisqu’il fallut, d’une part, combler le canal qui séparait les deux îlots et, d’autre part, pour éviter les inondations, bâtir trois niveaux de cave et de maçonnerie sur les quais nord et sud.

Le plan orthogonal de l’île Saint-Louis laisse présager du prochain classicisme versaillais (antibaroque attitude) . D’ailleurs de nombreux architectes et artistes firent leurs preuves sur l’île avant de se voir confier des travaux dans la grandiose entreprise immobilière du roi soleil.

Bien sûr, la migration de la cour à Versailles entraîna la désaffection des deux quartiers auparavant si cotés.

Signalons que les plus beaux hôtels de l’île se trouvent sur le quai nord car, au 17ème siècle, on ne s’attachait pas tant à la luminosité des pièces qu’à la préservation des précieux salons lambrissés et de leur mobilier.


Type de document : streetchroniques

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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