Mon amie F. (comme Fantômette) a eu la vision du temps comme étant la somme de tous les gestes accomplis, un flot compact et mouvant. J’ajouterais que la matière et le réel ne sont rien de plus que ce flux. Influencé par mon geste et par ma conscience.
La technologie appartient au flux, au continuum de la matière.
Tandis que ma conscience, elle, est influx.
Abdiquer ma conscience pour m’identifier à la technologie, c’est perdre mon état de sujet, c’est me limiter, moi et tous les autres, pour aujourd’hui et pour demain. Pour hier aussi puisque j’impliquerais alors le devenir du passé, puisque je condamnerais au flux le potentiel humain dont je suis le récipiendaire. Détruisant ainsi l’avenir d’une lignée. Reniant l’effort des millions de générations qui m’ont précédés.
Car le Vivant naît lorsque l’influx rencontre le flux.
Type de document : DJ's classes : l'art du voyage
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Art brut (pub) – rue Quincampoix – pas pour la déco – pour la prune roumaine – pour l’esprit de famille et pour les toilettes !
On entre, on cherche le verrou : rien. On se tourne dans tous les sens, on ne pige pas comment fermer. On s’apprête tout de même, résignée : faudra jouer du pied pour tenir la porte tout en évitant de s'asseoir sur le siège. Exercice périlleux d'équilibre que Titof n'avait pas prévu dans son sketch. On peste contre les mecs qui peuvent rester debout sans se soucier de sécuriser l'entrée.
C’est alors qu’on voit, là, juste devant soi, sur le mur, une barre de fer et soudain on comprend !
Il faut lever la barre et la hisser jusqu’à la porte pour la bloquer, astuce très "cachot médiéval", ne manque que l’oculus ;
Finalement, pour les hommes, contrairement à ce qu'on imaginait, c’est plus compliqué car, comme me l’a fait remarquer un gentleman croisé juste devant les lavabos : "j'ai pas pensé regarder dans mon dos".
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun