Silencieux et immobile comme un grand roc teinté de roux, Tyr laissait errer son regard sur l'étendue de son domaine.
Il n'avait pas la vue perçante ; les grizzlys ont des yeux trop petits et trop écartés pour bien voir.
A une distance de huit cents mètres, il eût certes pu distinguer une chèvre alerte des Rocheuses ou bien un mouton de montagne ; mais, au-delà de huit cents mètres, le monde pour lui n'était qu'un vaste mystère, un brouillard léger de soleil ou bien un rideau de ténèbres.
Grâce à Dieu, pour sa sauvegarde, son ouïe très fine, son odorat particulièrement développé lui permettaient d'estimer à coup sûr ce qui se passait hors de son champ de vision.
S'il se tenait présentement immobile, c'est que montait de la vallée et lui parvenait aux narines une senteur inusitée, une odeur qui ne s'associait avec aucun de ses souvenirs et qui le troublait étrangement.
En vain son esprit lent de bête sauvage cherchait à comprendre.
Cette odeur n' était sûrement pas celle d'un caribou… Ce n'était pas non plus celle d'une chèvre ou d'un mouton. Encore moins celle d'une marmotte paresseuse et grasse se chauffant au grand soleil sur un rocher.
Les marmottes constituaient sa nourriture favorite.
Non, c'était un fumet bizarre qui somme toute ne l'irritait pas, ne l'effrayait pas, mais lui inspirait de la curiosité. Pourtant il ne s'était pas mis en quête de son origine. Une prudence le retenait.
Immobile, il flairait le vent.
Type de document : journaux de bord
Auteur fictif : P'tit Gars
Auteur réel : James Oliver Curwood
Provenance du texte : Liste de l'éducation nationale
Référence : Le grizzly
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Art brut (pub) – rue Quincampoix – pas pour la déco – pour la prune roumaine – pour l’esprit de famille et pour les toilettes !
On entre, on cherche le verrou : rien. On se tourne dans tous les sens, on ne pige pas comment fermer. On s’apprête tout de même, résignée : faudra jouer du pied pour tenir la porte tout en évitant de s'asseoir sur le siège. Exercice périlleux d'équilibre que Titof n'avait pas prévu dans son sketch. On peste contre les mecs qui peuvent rester debout sans se soucier de sécuriser l'entrée.
C’est alors qu’on voit, là, juste devant soi, sur le mur, une barre de fer et soudain on comprend !
Il faut lever la barre et la hisser jusqu’à la porte pour la bloquer, astuce très "cachot médiéval", ne manque que l’oculus ;
Finalement, pour les hommes, contrairement à ce qu'on imaginait, c’est plus compliqué car, comme me l’a fait remarquer un gentleman croisé juste devant les lavabos : "j'ai pas pensé regarder dans mon dos".
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun