0 pulsation

0 pulsation par minute. Les gens crient. 0 pulsation par minute. Je n’ai plus peur. 0 pulsation par minute. Massage cardiaque. 0 pulsation par minute. «Je vous salue Marie pleine de grâce.» Bouche à bouche. 0 pulsation par minute. Massage cardiaque. 0 pulsation par minute. Bouche à bouche. 0 pulsation par minute. «Hang on son ! Don’t let go you hear me, don’t let go !» 0 pulsation par minute. Peine perdue. «Heavy metal thunder.» 0 pulsation par minute. Je m’envole, pourtant mon corps reste au sol. 0 pulsation par minute. Je n’ai plus peur. 0 pulsation par minute. Le vide. 0 pulsation par minute. Le néant. 0 pulsation par minute. «Racing with the wind». Dieu existe. 0 pulsation par minute. Il pense à moi. Les gens crient. 0 pulsation par minute. «Amazing grace, how sweet the sound.» 0 pulsation par minute. Je n’ai plus peur. «Oh happy days.» 0 pulsation par minute. Les gens crient.

«Je regardai, et voici, parut un cheval de couleur pâle. Celui qui le montait se nommait la mort.»

Une alarme retentit.

Silence.


Type de document : carnets personnels

Auteur fictif : Sgarideni

Auteur réel : funktomat

Provenance du texte : Participation

Référence : Apocalypse selon St Jean

Commentaires : 1

Textes satellites : aucun

sortants

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art brut

Art brut (pub) – rue Quincampoix – pas pour la déco – pour la prune roumaine – pour l’esprit de famille et pour les toilettes !

On entre, on cherche le verrou : rien. On se tourne dans tous les sens, on ne pige pas comment fermer. On s’apprête tout de même, résignée : faudra jouer du pied pour tenir la porte tout en évitant de s'asseoir sur le siège. Exercice périlleux d'équilibre que Titof n'avait pas prévu dans son sketch. On peste contre les mecs qui peuvent rester debout sans se soucier de sécuriser l'entrée.

C’est alors qu’on voit, là, juste devant soi, sur le mur, une barre de fer et soudain on comprend !

Il faut lever la barre et la hisser jusqu’à la porte pour la bloquer, astuce très "cachot médiéval", ne manque que l’oculus ;

Finalement, pour les hommes, contrairement à ce qu'on imaginait, c’est plus compliqué car, comme me l’a fait remarquer un gentleman croisé juste devant les lavabos : "j'ai pas pensé regarder dans mon dos".


Type de document : streetchroniques

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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