J'ai rencontré l'Ange de la rue de Toul. Tout mon chemin, mes courses, mes arrêts avaient été orchestrés pour que je le rencontre.
Il m'attendait à l'angle du passage Chaussier.
- Vous avez l'heure?
Je m'arrête, méfiante. Après l'heure, les euros. Je me raisonne et me dis que je ne sais pas. Qu'il vaut mieux ne rien présumer ni anticiper. Les vagabonds sont parfois ou souvent des voyageurs. Je sors mon téléphone portable du sac.
- 11h50.
- Et un mot d'encouragement ?
Là, mes doutes se dissipent. C'est bien un ange. Un envoyé de Kiméria.
"Vous n'êtes pas seul".
Ces yeux bruns sont sans fond. Il est bon. Je reçois tout l'amour des 3 Espaces et d'au-delà par son regard. Profondeur illimitée. Essence du relief.
Anti-platitude? Anti mensonge attitude.
Il me remercie. Je le remercie.
Et je comprends.
Il m'a donné le temps, le courage, le soutien et la protection.
Et il a eu l'absolue élégance de prétendre qu'il me les devait.
Merci, mon Ange.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Art brut (pub) – rue Quincampoix – pas pour la déco – pour la prune roumaine – pour l’esprit de famille et pour les toilettes !
On entre, on cherche le verrou : rien. On se tourne dans tous les sens, on ne pige pas comment fermer. On s’apprête tout de même, résignée : faudra jouer du pied pour tenir la porte tout en évitant de s'asseoir sur le siège. Exercice périlleux d'équilibre que Titof n'avait pas prévu dans son sketch. On peste contre les mecs qui peuvent rester debout sans se soucier de sécuriser l'entrée.
C’est alors qu’on voit, là, juste devant soi, sur le mur, une barre de fer et soudain on comprend !
Il faut lever la barre et la hisser jusqu’à la porte pour la bloquer, astuce très "cachot médiéval", ne manque que l’oculus ;
Finalement, pour les hommes, contrairement à ce qu'on imaginait, c’est plus compliqué car, comme me l’a fait remarquer un gentleman croisé juste devant les lavabos : "j'ai pas pensé regarder dans mon dos".
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun