Rue du Bac - 7ème
Elle porte un béret.
Elle roule à bicyclette sur le trottoir en contresens. Les travaux entravent sa mobilité.
Elle lance un juron très en contraste avec son vélo hollandais et son petit béret. Noir. Le béret. Pas le vélo. Blanc le vélo. Elle est élégante, maquillée, porte une cape.
Grande, fine. Jolie. Une dame.
Étonnant, ce juron.
Pas vraiment : elle fait du vélo comme on saute d'une falaise à l'élastique.
Elle doit appartenir à ma famille de sportifs, celle qui a pour adage :
"c'est comme la bicyclette, ça s'oublie dès qu'on en descend."
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Art brut (pub) – rue Quincampoix – pas pour la déco – pour la prune roumaine – pour l’esprit de famille et pour les toilettes !
On entre, on cherche le verrou : rien. On se tourne dans tous les sens, on ne pige pas comment fermer. On s’apprête tout de même, résignée : faudra jouer du pied pour tenir la porte tout en évitant de s'asseoir sur le siège. Exercice périlleux d'équilibre que Titof n'avait pas prévu dans son sketch. On peste contre les mecs qui peuvent rester debout sans se soucier de sécuriser l'entrée.
C’est alors qu’on voit, là, juste devant soi, sur le mur, une barre de fer et soudain on comprend !
Il faut lever la barre et la hisser jusqu’à la porte pour la bloquer, astuce très "cachot médiéval", ne manque que l’oculus ;
Finalement, pour les hommes, contrairement à ce qu'on imaginait, c’est plus compliqué car, comme me l’a fait remarquer un gentleman croisé juste devant les lavabos : "j'ai pas pensé regarder dans mon dos".
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun