Au premier contact, les yeux se ferment, les lèvres s’allongent, les dents s’écartent et la langue se rétracte dans un mouvement d’aspiration sonore et bouillonnant, la bouche se referme et les papilles gustatives qui ont rejoint le palais se délectent dans un soupir bienheureux et apaisé. C’est bon, le café chaud !
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : 1
Textes satellites : aucun
On peut croire qu’avec les années notre pensée évolue et mûrit, que des nouvelles rencontres, plus complexes, fines ou modernes, détrônent les anciennes.
Peut-être.
Mais, il me semble revenir toujours et sans cesse [Pénélope complexe] aux mêmes voix qui m’ont émue, dans lesquelles j’ai reconnue - élaboré - ma subjective intimité, qui me l’ont révélée.
Certains êtres sont de la même intuition.
Monsieur Bachelard, je vous rejoins, depuis la première fois où j’ai effeuillé votre "poétique de la rêverie" à 17 ans, dans ces espaces créatifs auxquels vous m’avez – vous seul – initié.
D’ailleurs, si je n’ai jamais supporté l’enseignement d’un maître ou d’un professeur dans le monde réel, c’était parce que, grâce à vous, dans l’univers poétique, j’avais appris à accéder aux plus grands …
A Gaston Bachelard
Type de document : correspondances
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : 1
Textes satellites : aucun