le départ

Le Départ

Le 13 juillet 1969, nous embarquons sur notre bateau, la caravelle Horizon 25. Tout est prêt, la cargaison est en place. Dès l'aube, nous partirons vers le magnifique lever du soleil, qui s'étire sur l'horizon tout rouge.

L'équipage est au grand complet. Le capitaine Jean-Luc crie : "larguez les amarres".

Chacun est à son poste. Le voilier se détache du quai. Les matelots hissent les voiles. Tiglio, la vigie, monte dans la hune et veille au danger. Sur la magnifique coque, le soleil se reflète. Colleuil, le timonier, est à la barre. Maintenant le vent gonfle les voiles. Les mousses Gimenez et Zoubin astiquent le pont avec ardeur. Le maître queux, Terasso, s'affaire dans la cambuse avec son aide Robergot. Les officiers Dubois, Kopteff, Simandi et Amantini discutent dans la carrée avec le chef d'équipage, Cutayar. Ils décident d'un itinéraire. Les mécaniciens Dupuis et Molinier vérifient le moteur-vortex.

Nous sortons du Port Libre des Halles. Les ordres fusent, "hissez le pavillon, mettez le cap au sud, barre à tribord". Notre grand voyage commence !


Type de document : journaux de bord

Auteur fictif : Sgarideni

Auteur réel : scolaire

Provenance du texte : Ateliers scolaires

Référence : Nice - Sainte-Hélène - CE2- 1971

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

sortants

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le monument par excellence

Les Halles sont le monument par excellence [instance publique monum] : elle relèvent de l’architecture, de l’urbanisme, de la culture, du social, du commerce, de la géographie, de l’anthropologie, de la technologie, de la délinquance, de l’art, de la géologie, de l’histoire. Elles sont "mythe" et réelles, vivantes et "fantasme". Lieu de transit, cœur de Paris [croisement d’artères], construites sans hiérarchie mais en réseau [nœuds, carrefours, connexions, couloirs des dimensions cardinales et transversales], elles sont la matérialisation de la modernité jusque dans ses angoisses et ses paradoxes [nécessaires et niées, elles ne recueillent que le mépris]. Je revendique les Halles comme expression de beauté, de rencontre, de joie, de bien-être, d’intérêt, de sécurité, d’enrichissement intellectuel et humain. Je les revendique comme le véritable microcosme des temps modernes [ musée in situ et in vivo, laboratoire d’observation et d’expérience, territoire ] [DJ's carrefour] [vortex]


Type de document : streetchroniques

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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