Entre trois restaurants [Armand, Le Palet et Le Royal], très exactement dans le péristyle Beaujolais [colonnades et fer forgé] : concert lyrique, Paris unique.
Duo. Soprano et baryton. Elle ressemble à Lââm, beurette décolletée et décolorée. Il est magistral, t-shirt et yeux délavés.
Comment un corps humain peut-il produire une telle puissance ? Je suis sidérée, à chaque fois. Et les occasions sont nombreuses puisque ma fille chante.
Par terre deux chapeaux emboîtés : feutrine noire et paille jaune.
"Chapeau de paille les amoureux, carmen est belle tout le monde la veut. Sans plus attendre, toreador la demande. Sans plus tarder, ils vont se ma-ri-er."
Je suis triste quand je vois la difficulté des artistes à gagner leur vie.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Aucune prothèse ne remplace l’expérience : l’hallucination n’est pas le réel.
Aucune technologie ne fait le chemin intérieur à la place de l’humain.
Je ne suis ni plus intelligente ni plus évoluée avec un ordinateur, au contraire. Seul le chemin vers le Sens, vers l’intime et le Subtil, vers le Juste et le Vivant me révèle. Le chemin que je fais n’est ni celui de l’autre, ni celui d’une chose ou d’une machine. Il est celui de ma conscience (odyssée) !
Type de document : carnets du jeu
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : 1
Textes satellites : aucun