Mon regard s'est arrêté sur ces deux grains de beauté que souvent je ne vois pas et qui parfois surgissent, explosent, ravagent.
Un souvenir.
Une blessure plus qu'un présage.
Ces deux grains de beauté par lesquels nous sommes jumeaux, ce trait d'union,
segment que toi tu portes au cou, moi à l'avant-bras,
dans un même alignement.
Alignement aussi droit que la trajectoire nécessaire au Pendule de Foucault pour établir sa preuve de la rotation de la Terre.
Je ne t'oublie pas.
Même si je ne te cherche plus.
Même si je me suis résolue.
Tu as disparu.
Tu étais là.
Tu n'y es plus.
Ou bien est-ce moi.
...
Nos mondes se sont disjoints
et nous ne pouvons plus tracer,
dans nos enlacements,
cette ligne qui poursuit la courbure de l'univers.
Incommensurabilité.
janvier 2009
Type de document : carnets personnels
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : CL
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Aucune prothèse ne remplace l’expérience : l’hallucination n’est pas le réel.
Aucune technologie ne fait le chemin intérieur à la place de l’humain.
Je ne suis ni plus intelligente ni plus évoluée avec un ordinateur, au contraire. Seul le chemin vers le Sens, vers l’intime et le Subtil, vers le Juste et le Vivant me révèle. Le chemin que je fais n’est ni celui de l’autre, ni celui d’une chose ou d’une machine. Il est celui de ma conscience (odyssée) !
Type de document : carnets du jeu
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : 1
Textes satellites : aucun